16 mai 2007

2 - une migration façon western

Ils s'arrêtent tous ensemble comme s'ils freinaient, comme s'ils avaient heurté un mur . En fait ils viennent d'arriver devant un bras de la rivière Mara et ils n'iront pas plus loin ...


C'est là que je comprends pourquoi "les crocodiles dangereux les attendent», bon oui, il me faut le temps.


Les étourdis qui ne se sont pas arrêtés assez tôt tombent dans la rivière où ils sont aussitôt dévorés par les grandes mâchoires puissantes.


Le petit avion arrive lui aussi au bout de son voyage après avoir survolé des kilomètres de savane , frôlé quelques girafes impassibles et bien secoué ma petite carcasse .





Paraît que c'était pour pas que je m'endorme ! Pas de risques ! mais , merci tout de même Yves. Le Cesena va se poser sur une toute petite bande de terre caillouteuse perdue dans ce coin du Kénya tout près de la frontière tanzanienne et je ne suis pas fâchée de pouvoir sortir de là.

Le premier coup d'oeil me rassure, les hautes et grandes herbes jaunes sont encore là , les animaux en liberté aussi , les acacias , les arbres parasols et le ciel bleu aussi . Je suis de retour sur terre.




Je me dirige vers le bivouac juste au bord de l'Ol Oloroc (une toute petite rivière) et je regarde pour voir si des yeux d'hippopotames sont posés par ci par là, ils y sont je suis vraiment de retour !




Arrivée au campement rudimentaire mais tout de même "chic" , on a de l'eau chaude , un congélateur à énergie solaire , des lampes à pétrole et deux masaïs qui montent la garde .





Rassurée par le non changement et par les deux grands gaillards qui empêcheront les vilaines bêtes de venir me dévorer (pas courageuse), je me laisse tomber sur mon lit de camp les oreilles encore remplies du bruit du moteur.



Et en fermant les yeux , je vois des animaux par vagues successives arriver , passer , recommencer sans cesse ce spectacle fascinant et ahurissant devient vite irréel et hors du temps .




Je finis par m’endormir, comme çà ! C’est à dire n'importe comment à moitié dans le lit et toute habillée.Réveillée plus tard par l'odeur des plats qu'on cuisine, je prends le temps d'essayer de savoir où je me trouve. Je ne sais plus, je cherche et tout me revient en mémoire par bouffées successives ... Magie . Il faut que je fasse ce qu'il faut pour être présentable au repas. Rapidement parce que je suis morte de faim.





Une fois le repas terminé, chacun raconte, chacun a "une chose" à raconter.Je ne dis rien, les pensées ailleurs, un masaï vient s'asseoir près de moi pour me demander gentiment si je vais bien et je me rends compte que mon attitude n'est pas celle qu'il faudrait.



Moi, la bavarde , la pie , je ne dis rien , c'est suspect ! bien entendu que j'en ai des "trucs" à dire mais , aujourd'hui je reconnais que j'ai eu ma dose d'émotions et "ça m'a coupé le sifflet" !Je sais que j'ai eu de la chance d'assister à un tel spectacle, à une telle aventure et j'avais envie de vous en faire partager un petit "morceau".


Je trouve qu'Irène a eu une chance inouïe d'assister à un tel spectacle que le commun des mortels ne peut contempler qu'assis dans un profond et généreux canapé.

Je ne sais si elle aura l'occasion d'en contempler beaucoup d'autres mais je le lui souhaite.

Que le vent de la savane emporte ce voeux vers toi.

13 commentaires:

  1. En effet! magnifique ce parcours dans la savane et je remercie Irène de m'avoir prêté ce texte.
    merci pour ton passage Anne de bretagne.

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  2. eh Vincent : superbe idée que celle-ci. Tu as grand coeur toi aussi ! Bises à Irène

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  3. Merci Wictoria : c'est pas dur d'avoir un grand coeur lorsque les idées se rencontrent. Et l'histoire d'Irène était sympa.
    Un peu "out of" même pas mal.
    je transmettrai à irène.

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  4. L'anonyme de la première partie c'est moi (Alix) , je ne peux pas rentrer sur ton blog d'une autre façon et là , j'ai oublié de m'identifier .
    Tu sais que tu as fait de ce récit une magnifique histoire ? Vous devriez vous associer tous les deux et N.Hulot n'a plus qu'à bien se tenir .
    Allez je m'amuse , mais je suis sérieux quand je dis que c'est beau , c'est vraiment beau !
    Elle en a d'autres encore , mais pour qu'elle raconte tu peux toujours attendre , je me demande comment elle a fait là ?
    Bonne continuation !
    Alix

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  5. merci pour le compliment Alix
    J'avais aimé ce texte d'irène. Il me plaisait tant que le manque d'image me "pesait". Elle m'a autorisé à le faire passer sur mon blog et d'y ajouter des photos de PJ et j'en ai mis d'autres pompées sur d'autres "banques".
    je lui suis très reconnaissant de m'avoir cédé ce texte.

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  6. Bonjour
    Il est vraiment chouette ton blog, beaucoup de choses à voir, bien agréable, magnifiques photos.
    Amicalement
    Colette

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  7. merci colette pour ton passage. Ton blog est également très agréable: les peintures, lmes voyages, Les excurtions en auvergne. j'y passe de temps à autre.
    a très bientôt

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  8. Je reviens !
    On arrête les mots qui font mal à tout le monde !
    Ce texte est magnifique était destiné à mourrir sur un blog qui ne sert plus et ne servira plus , justement à cause d'une blogueuse qui aurait mieux fait de la fermer .
    Donc ce texte est beau et les images très appropriées .
    On apprécie et on savoure .
    Mes amitiés à tous .

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  9. Merci Alix pour ce que tu dis. J'ai justement mis la même chose sur l'autre partie du texte.
    "les mots qui fonts mal" : Ces chikayas seraient logiques entre des personnes qui se connaissent, et qui se cotoyent, mais là.....!!
    Il faut être un esprit étriqué pour avoir ouvert le débat.
    merci encore.
    amicalement.

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  10. Il en demeure un joli témoignage qui ne peut que nous faire rêver...

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  11. Irène et moi sommes comblés si nous avons fait rêver une poétesse.
    bises

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Vince "Africantal"