25 mars 2008

Pour le tibet


Cher amis,

Le scandale international autour du Tibet prend rapidement de l'ampleur – en l'espace de seulement 5 jours, 751 472 d'entre nous depuis 192 pays se sont rassemblés pour appeler d'une seule voix à la retenue et au dialogue avec le Dalaï-Lama. Plus stupéfiant encore, nous avons fait passer l'information à plus de 5 millions de personnes lors de cette grande campagne – cela fait plus de 1 million de personnes par jour !



Un mail personnel envoyé à un ami est un outil puissant – il aide à propager la vague de prise de conscience. Agissons maintenant pour informer 5 millions d'amis supplémentaires, obtenir 1 million de signatures cette semaine et délivrer au gouvernement chinois la plus importante pétition internet internationale de l'Histoire. Faites simplement suivre l'email ci-dessous à quelques amis ou proches de plus en y ajoutant une note personnelle…

Chers amis,

Après des décennies de souffrances, les Tibétains sont descendus dans la rue pour manifester, provoquant ainsi des émeutes. L'attention internationale est actuellement focalisée sur la Chine en raison des futurs Jeux Olympiques. C'est dans ce contexte que le Dalai-Lama, prix Nobel de la Paix, en appelle à la cessation des violences et prône la retenue et le dialogue. Il est urgent que la communauté internationale lui manifeste son soutien massif.


Le gouvernement chinois a dit que les protestataires qui ne se sont pas encore rendus "seront punis". Ses leaders sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l'escalade de la brutalité ou le dialogue qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.

Nous pouvons influer sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Il est nécessaire que le président chinois Hu Jintao entende que le succès du logo "made in China" et aussi les prochains Jeux Olympiques ne sera assuré que s'il fait le bon choix. Mais il faudra une énorme mobilisation internationale pour attirer son attention - et nous en avons besoin dans les 48 heures qui suivent-Le lauréat tibétain du Prix Nobel de la Paix et leader spirituel, le Dalai Lama, a appelé à la retenue et au dialogue: il a besoin d'un soutien international. Cliquez maintenant ci-dessous pour signer cette pétition -et faites passer le message à un maximum de personnes- notre but est d'obtenir 1 million de voix pour le Tibet.

http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/58.php

L'économie chinoise est totalement dépendante des exportations 'Made in China' que nous achetons et le gouvernement veut absolument faire des Jeux Olympiques à Pékin cet été une célébration de la nouvelle Chine, respectée comme un pouvoir mondial. La Chine est aussi un pays très divers avec un passé brutal et a des raisons d'être inquiète à propos de sa stabilité. Certains des émeutiers tibétains ont tué des gens innocents. Mais le Président Hu doit reconnaître que le plus grand danger pour la stabilité chinoise et son développement vient des jusqu'au-boutistes qui conseillent l'escalade de la répression et non pas des tibétains qui recherchent le dialogue et la réforme.



Nous délivrerons notre pétition directement aux officiels chinois à Londres, New York et Pékin mais il nous faut un nombre massif avant de pouvoir donner la pétition. S'il vous plaît, faites suivre cet e-mail à vos contacts avec un message expliquant à vos amis pourquoi c'est important ou utilisez notre outil 'Parlez-en à vos amis' pour écrire à votre carnet d'adresse, qui apparaîtra après votre signature de la pétition.

Le peuple tibétain a souffert en silence pendant des décades. Il est finalement temps pour eux de parler, nous devons les y aider.

Avec espoir et respect,

Ricken, Iain, Graziela, Paul, Galit, Pascal, Milena, Ben et toute l'équipe d'Avaaz.

Voici quelques liens avec plus d'information sur les protestations tibétaines et la réponse chinoise:

http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736


Pour ma part j'ai un peu suivis l'évolution de cette affaire. Il me vient une pensée.

Pourquoi ce bon vieux Dalaï-Lama n'a -t-il pas parlé dès le début pour exprimer son point de vue? Que risquait-il à le faire lui qui vit assez loin de son pays? Pas grand chose en effet. D'autant que sa parole ne souffle jamais un vent de colère.

Pourquoi ne parle-t-il pas à présent au moins pour demander d'une part au monde politique de se mobiliser "utilement" et d'autre part à la population de manifester de façon non violente comme elle sait le faire habituellement. Au moins pour éviter des massacres.

Moi, j'ai signé de bon cœur. Vous voyez j'ai même bloggué l'article.

mais, que compte on faire pour les agissements de l'état d'Israël qui se conduit en voyou envers le peuple palestinien?
Est ce que dans cet état on ne tente pas de faire main basse sur un pays pour en faire une province?
Les habitants de Palestine ne sont ils pas eux aussi l'objet de vexations, tortures, dommages collatéraux?
Que fait-on?
Qui dit quoi?
Qui boycotte Israël?
Faut savoir ce qu'on veut ! Non mais!!!!

23 mars 2008

JOYEUSES PAQUES A TOUS

19 mars 2008

Comment détruire un blog

Elle a réussi encore une fois!!!!
C'est pas possible des gens pareils.
Lorsque j'ai débuté dans la blogosphère, elle fréquentait divers blogs intéressants. Peut être trop pour faire de l'ombre au sien, un modeste blogounet sur ses souvenirs de jeunesse.

Je l'avais "rencontrée" sur le blog de Michèle "LE SAULE PLEUREUR SCIENTIFIQUE" il me semble. J'avais visité son blog mais bon! moi, c'était pas mon truc. Ca me branchait pas un max.

Puis à la mort de notre regrettée Michelle ( un an et des...), son amie d'enfance, Nicole qui avait un blog "OLD SALTED COD" a pris le relais dans la blogosphère avec son beau frère Alix "LE BLOG D'ALIX" , un blog portant sur l'astronomie. Ces deux blogs fonctionnaient bien.

Nicole avait fermé "LE SAULE PLEUREUR" conformément aux désirs de Michèle. Sa culture lui permettait d'aborder moult sujets tant politiques que sociaux ainsi que quelques billets d'humeur savoureux (mais je sais à présent qu'elle n'en était pas l'auteur.Elle les piquait à une de ses amies). Elle y plaçait parfois de petits poèmes .............. pour varier.

Alix, parti sur son nuage en Amérique du sud nous transmettait de temps à autre ses observations et scoops scientifiques. Un régal. Ses lecteurs allaient de son blog à celui de Nicole et inversement. Ils avaient eux même des blogs variés et intéressants, d'autres à la limite du marginal.

Il advint qu'un jour, un anonyme se mit à délirer sur ces deux blogs, mettant en doute les assertions d'untel ou les commentaires d'un autre. La bagarre fut telle que Nicole décidait de fermer "OLD SALDET COD". Comme par hasard "elle" arrivait pour asticoter les uns et les autres sur leurs blogs respectifs et les "pousser à la faute de jeu". Lorsqu'elle se sentait en état de faiblesse elle brandissait son joker : "SAPITEUR!!!!". Elle repartait satisfaite quand le blog fermait. Ce qui fut fait pour "OLD SALDET COD".
Et d'un.

Le courageux anonyme fit tant et si bien qu'il réussit à introduire une sorte de brouille entre Nicole et Alix qui lui aussi vida son blog et n'y touchât plus. Elle intervint une nouvelle fois, incisive : "SAPITEUR!!!!"
Et de deux.

Nicole qui avait du caractère décidait d'ouvrir un nouveau blog "BY BISOUNOURS" sous le nom d'Alice. Ce qu'elle fit. Mais cela ne plut pas pas à notre redresseur de tords. : "SAPITEUR!!!" Re belote.
Et de de trois.

Oh! mon blog fut bien l'objet d'une tentative de sape. Mais vous me connaissez, moi ! "SAPITEUR !!! Même pas peur!!!". Surtout quand c'est moi la victime.

Puis il advint que Nicole mourut au début de l'été. Il ne m'appartient pas d'en parler ici. Sa famille ne voulut pas en parler. Peut être avait elle raison. Cet épisode fit que plusieurs blogueurs se posèrent des questions sur son existence réelle: Michèle, Nicole, Alix. Ca faisait beaucoup de gens qui "disparaissaient".

Enfin, durant l'été je remarquais, plutôt, une amie me signalait le blog qu'une personne de sa connaissance, Lhuna venait d'ouvrir son propre blog. Elle y parlait de sa profession, de la culture, de sa région, de traditions, de légendes et de contes occitans................. Un délice!!! Ca marchait du tonnerre.

Elle avait une trentaine de liens tous aussi intéressants les uns que les autres. J'aimais beaucoup! Il y régnait une ambiance du tonnerre. Lhuna répondait aux commentaires avec un humour parfois grinçant, mais toujours avec une certaine tendresse. Oui! c'est ça! De la tendresse.

Ca ne pouvait pas durer ainsi. Arrivée sournoise de ladite personne. Phrases gentilles, remarques pertinentes... Et tac!! Coup de dard. Envoi du venin; Attaques chez les amis et défenseurs de Lhuna : dont celui de Samuel : SAPITEUR!!! Et de quatre.

Fermeture de celui de Lhuna qui a été diffamée à la suite d'un accident (mis en doute) dont elle a été victime. Serait-ce encore une personne virtuelle? : SAPITEUR!!!

Et de cinq.

Je dis cinq mais je reste persuadé qu'elle a fait plus de victimes que ça. Sans compter des insinuations tant loufoques que méchantes à l'encontre de certaines personnes qui ont fréquenté tous ces blogs.

Alors je me suis dit, Stop!!! ça suffit comme ça! Maintenant SAPITEUR ou pas je prends la suite. Non je vais pas reprendre le blog de Lhuna qui a été détruite tant moralement que physiquement par cette histoire. J'ai pas la carrure et elle a réussi à nous brouiller. Mais je vais m'inspirer de son canevas et faire de temps à autres la relation de contes et légendes du cantal, ou d'ailleurs.

C'est parti!!! J'espère que vous me soutiendrez. Merci d'avance.

18 mars 2008

le paradis perdu - 1


Tout le monde connaît la terrible histoire du petit Poucet.


D'aucuns prétendent qu'elle s'est déroulée pas très loin du village cantalien de Murat, et que si les enfants furent égarés en forêt par leurs parents, c'est uniquement parce que ceux-ci étaient de redoutables avares et se refusaient de les nourrir plus et non point en raison de leur pauvreté.


Ce qui est certain en revanche c'est que cette triste histoire touche une famille de bucherons et charbonniers qui hantaient naguère les immenses forêts de la gaule moyenâgeuse. Vous savez, "au passadou" dans la sinistre forêt des belles-aigues à LAVEISSIERE. C'était à l'époque du dauphin d'Auvergne Robert au début du XIV siècle. Ils étaient, c'est vrai souvent malheureux. Pardi!!! Ils vivaient éloignés des bourgades, n'avaient de contacts qu'avec très peu de gens. Amère existence!!!!


Un couple de pauvres bûcherons vivait donc pauvrement dans une pauvre cabane que l'homme avait pauvrement construit de ses pauvres mains calleuses. Elle n'était meublée qu'une vieille huche à demi rongée par les insectes et les rats , une couche de bois avec deux couvertures miteuses, une table bancale qui devait être appuyée contre le mur pour qu'elle ne chût point à terre. Amère existence que celle-ci!!!!


N'allez pas imaginer que la pauvreté du couple provenait de leur vieillesse ou d'infirmités. Jacques, notre bonhomme était un beau gaillard né sur les rives de l'Allagnon. Il était capable d'abattre un fayard de quelques coup de cognée. Etiennette sa gerse était gironde à croquer. Une vraie fleur de beauté. Làs!!!! La bonté et la bonté n'ont jamais empli la huche.

La huche n'étais jamais pleine. On se contentait d'une mauvaise tourte de mauvais pain noir qui ne tarissait pas leur faim. Ah!!! Point n'était besoin de penser avaler goulûment une soupe aux choux et au lard. C'était affaire de nobliaus. Alors ne parlons pas de savoureuses truffades. la pomme de terre ne viendra que bien plus tard, beaucoup plus tard. A la rigueur quelques cèpes ramassés ou gibier ayant crevé là!!!! mais il ne fallait pas se faire voir des gens du dauphin. Surtout pas!!!



Parfois Etiennette entendait au loin les cris et appels des veneurs du dauphin d'Auvergne, sonneries de cors, jappements des chiens. Onc les équipages ne passaient séant. Amère existence que la leur!!!

Or!!! un jour qu'elle rentrait, lasse du ramassage dans les bois de quelques maigre fagots pour faire cuire la soupe, elle ne put réprimer une plainte.

"""""A quoi sert de d'être jeune et jolie si nous devons nous éreinter ainsi sur terre! le seigneur a dit que nous devions gagner notre pain à la sueur de nos fronts . Encore faut il qu'il y ait assez de pain!!! Toutes ces misères à cause de cette friponne d'Eve!!! Et ce tindou (niais) d'Adam!!! Pourquoi n'a t-il pas flanqué un "timplaou" (raclée ) à son épouse au lieu d'accepter la maudite pomme!!! """""



Elle se mit à pleurer de désespoir la tête entre les mains devant le cantou quant elle entendit des coups à l'huis.

- qui est là?
- Moi!!!
- Qui moi?
- Moi!! Le Dauphin d'Auvergne votre suzerain. J'ai perdu la chasse.
- Sire je n'ai qu'une pauvre escabelle à demi boiteuse à vous offrir et même pas assez de pain à mettre en soupe. Nous sommes si malheureux que si le ciel nous envoie un enfant, nous n'avons rien à lui offrir à manger. Il n'aura qu'à mourir de faim le pauvret!!!
- Oui j'ai entendu vos plainte que vous adressiez à notre mère Eve. je ne veux pas que vous restiez dans le malheur. je vous emmène dans mon château. Vous serez heureux comme Adam et Eve avant d'avoir croqué la pomme. cependant j'exige une chose de vous. Que vous obéissiez à tous mes commandements.
- Oh!!! monseigneur nous ne demandons pas mieux et vous promettons de faire tout ce que vous nous direz.
- C'est bon! On verra dit le dauphin.

le paradis perdu - 2


Quelques jours plus tard, un pesant et somptueux charroi s'arrêtait devant la masure. Deux hallebardiers ouvraient les portières et priaient Jacques et Etiennette de se trouver attendus dans leur nouvelle résidence. A leur arrivée au château ils furent dépouillés de leurs guenilles et revêtus qui de pourpoint damassé, poulaine confortables, qui de robe de soie et de brocart seyante chausse de basane ajustées. On eut dit deux hobereaux en voyage de courtoisie.


On leur fait visiter leurs appartements. Un lit à baldaquin aux courtines brodées meublait leur chambre. Des sièges de velours, des coffres cloutés et bahuts finement ciselés. Aux murs de chaudes tapisseries douces au toucher retiennent leur regard. Nos deux manants croient se trouver dans un palais enchanté.


Puis on les invite à la tablée du dauphin seigneur d'Auvergne qui leur montre des plats lourds et somptueux.

-Vous voici chez vous. J'espère que vous vous sentirez heureux comme des rois puisque tel était votre désir, dame Etiennette. Aucun travail servile ne viendra gâter votre existence. Vous ne ferez absolument que ce qu'il vous plaira. Mais vous m'avez promis, n'est ce pas de faire tous mes commandements.
.


- Je ne vous en impose qu'un seul. Vous voyez sur la table cette soupière en argent? Je vous interdit, vous m'entendez bien? Je vous interdit absolument d'en ouvrir le couvercle pour savoir ce qu'il y a dedans. Si vous me désobéissez, vous serez immédiatement dépouillés des richesse que je vous ai donné. Vous serez alors obligés de reprendre vos guenilles et de regagner votre masure à pied.


- Monseigneur, nous vous promettons de ne jamais enfreindre votre interdiction et de ne jamais soulever le couvercle. N'est ce pas Etiennette?
- Oui mon ami je vous le promets. Pour votre tranquillité, messire, puis-je déposer la soupière dans ce bahut?
- Que nenni, répliqua le dauphin d'Auvergne. J'entends qu'elle demeure à cette table. Elle ne prend pas beaucoup de place.


Le couple de charbonnier vivait ces premiers jours en toute "sérénitude". Se promenant dans les jardins, et s'y reposant; faisant de somptueux repas où à chaque plat le couvert était changé. des plats en grand nombre, au dîner comme au souper.... Mais la petite soupière d'argent trônait toujours au centre de la table. Bien en vue. Comme le fruit défendu.

Au bout de quelques jour Etiennette ne put s'empêcher d'y toucher.

- C'est curieux, elle ne semble pas extraordinaire. je voudrais bien savoir pourquoi Monseigneur nous interdit de l'ouvrir.
- Ecoute femme. Ne fais pas la sotte. Il nous est interdit de soulever le couvercle. Nous avons promis. Il faut obéir.

Elle n'en parla plus. mais on la sentait tourmentée. Elle semblait souffrante, nerveuse, rabrouait son mari pour la moindre remarque. Elle maigrissait à vue d'oeil, ne mangeant plus. Ce qui faisait l'affaire de Jacques.

- Qu'as tu donc femme?
- Rien!! disait elle en haussant les épaules.

Puis un jour elle finit par avouer :

- c'est cette soupière qui me nargue. Elle me rend malade.
- Tu es ridicule. Elle ne t'a rien fait.
- Non mais je voudrais savoir ce qu'il y a dedans.
- Ce qu'il y a dedans ne te regarde pas.
- Mange Etiennette!
- Non! Je préfère mourir que de ne pas voir.
- malheureuse!!! Le dauphin saura et nous chassera.
- Mais non, je t'assure. je vais le soulever un tout petit peu en regarder. Le Dauphin n'en saura rien.
- Je veux bien faire selon ton plaisir dit Jacques qui aimait sa femme, mais j'ai grand'peur qu'il arrive un malheur.

Les yeux brillants, Etiennette soulève le couvercle, un tout petit peu, comme elle l'avait dit. Et Frrrou-tttt une minuscule musaraigne saute hors de la soupière et cour dans la vaste salle. Impossible de rattraper la bestiole. Jacques qui avait beaucoup grossi (il mangeait pour deux) se déplaçait avec difficilement. Il courait vers le coffre, la souris était sur le buffet. Il la poursuivait sous le buffet elle sautait sur l'armoire. Jacques s'épuisait. Quant à Etiennette elle était tant énervée qu'elle ne faisait rien de bon.


Soudain, la porte s'ouvre sur la carrure du Dauphin d'Auvergne. La musaraigne en profite pour s'enfuir. Jacques et Etiennette se jettent alors sous la table, espérant se dissimuler sous l'épaisse nappe aux yeux de leur maître. mais ce dernier n'est pas homme à se laisser tromper.


- Jacques! grogne-t-il viens ici!........... Je t'ordonne de sortir. J'ai quelques chose à te dire.

Tout penaud Jacques suivi d'Etiennette apparaît. Cette dernière était bien gentillette dans le désordre de sa toilette. Mais le dauphin ne se laisse pas attendrir.

- Qu'est-il arrivé Jacques?
- Vous le savez, Maître. La souris s'est échappée.
- Vous avez soulevé le couvercle alors que je vous l'avez défendu. Ce n'était pas la peine de traiter Adam et Eve de tindous. Vous avez été des sots et des niais vous même. Toi, Etiennette en n'écoutant que ce maudit démon de la curiosité qui perd toutes les femmes et toi, Jacques en obéissant à ta femme, alors que c'est le contraire qui doit se produire. Vous connaissez le sort qui vous attend.

Jacques et Etiennette se jettent à ses pieds. Mais le Dauphin est intraitable.

- Qu'on les dépouille de leur beaux habits et qu'on leur rende leurs vieilles nippes!!.



Une heure plus tard les charbonniers reprenaient tristement le chemin de leur cabane. Etiennette pleurait amèrement mais Jacques la réconfortait.

- Après tout, on a tout de même profité du séjour au château. Quelques semaine de paradis terrestre, tout le monde n'en a pas ici bas.



Et bravement il reprit son ancien métier au plus profond des forêts du Lioran.

(A suivre.... les enfants et le diable)

les enfants et le diable - 1

Malgré les consolation de Jacques qui tentait de lui faire oublier leurs ennuis, Etiennette devenait acariâtre et désagréable. Ainsi sont les femmes quand elles ne sont pas satisfaites de leur sort.

deux enfant étaient pourtant venus égayer le foyer. Une fille et un garçon, - Lise et jean - mais leur présence lui donnait encore plus de peine et rentait leur vie misérable. Cette mère dénaturée ne pensait qu'à s'en débarrasser. Le plus affreux est qu'elle réussit un jour à mettre son projet à exécution. Son mari était ce jour là parti vendre quelques fagots à ALBEPIERRE-BREDONS. Appelant ses enfant (8 et 6 ans) elle les entraîna dans la forêt avec l'intention de les perdre. mais ceux-ci qui ne connaissaient pas l'histoire du petit Poucet de Charles Perrault n'avaient pas pris soin de prendre des cailloux blancs dans leurs poches. Ils furent bel et bien perdus dans la forêt. Et Etiennette rentra chez elle sans remords.

Jean et Lise qui avaient vu leur mère s'éloigner (elle avait dit aller cueillir des champignons) ne s'étaient pas inquiétés. Quand ils ne la virent plus, ils furent bien effrayés. Mais Lise qui était déjà une grande fille de 8 ans rassura son petit frère et le consola. Elle lui fit observer qu'ils se trouvaient dans une situation bien classique. Et que pour s'en sortir il suffisait de monter sur la plus haute branche d'un arbre et de chercher à se diriger vers quelques abri.

Ce fut fait. Jean au sommet de l'arbre aperçut deux petites lumières car la nuit était tombée. L'une était pâle et vacillante, l'autre d'un rouge éclatant. Ces deux deux lumières étaient dans des directions opposées.


- Choisissons la deuxième déclara Lise. D'abord, elle est plus rapprochée et puis nous y serons sans doute mieux reçus.

Ils marchèrent longtemps, longtemps et enfin ils parvinrent à la maison. Ils frappèrent à la lourde porte cloutée. On tira le "barouillou" et la porte enfin s'entrouvrit dans un grincement sinistre.

- Qui donc êtes vous et que faites vous dehors à pareille heure?
- Vous voyez bien dit Lise! qui peut donc se promener à cette heure-ci sinon les-petits-enfants-égarés-par-leur-méchante-mère? Et vous madame, toujours très poliment, je pense que vous êtes madame l'ogre.




- Pas du tout dit la femme qui était pourtant grande et grosse. Je ne suis pas l'épouse de l'ogre, mais celle de Messire ROPOTOU. Cela ne vaut guère mieux. Cependant comme vous ne pouvez rester dehors par une nuit pareilles, entrez donc tout de même. Je vais vous donner une bonne soupe et un abri, car je ne suis pas une mauvaise diablesse. Et elle les fait entrer. Ils finissaient de manger quand leur soupe quand arrive monsieur Ropotou :


Ah!ah! Deux enfants qui se font prendre aujourd'hui! Bonne journée! La fille te servira de petite servante, femme, depuis le temps que tu m'en réclames une et que tu déclares que tu ne veux plus être servie par mes diablotins. Quand au garçon, je le mangerai un de ces jours. Il est vraiment trop maigre. Enferme-le soigneusement dans la cave. Dès qu'il sera suffisamment gras, j'en ferai un civet. Nourris le donc en
conséquence.

On obéit donc à Messire ROPOTOU. Le diable n'aime pas qu'on discute ses ordres.

C'était Lise qui dut porter à manger à son petit frère. Elle le soignait bien et la femme du diable y veillait.

- Ne mange pas trop petit frère, se désolait Lise à la pensée que son frère allait grossir. Ne mange pas trop ou tu seras mangé.

Jean était gourmand. Il ne refusait aucun des plats qui lui étaient présentés. Il faut dire que l'ordinaire de messire ROPOTOU était sensiblement différent de celui du misérable bûcheron. Et jean engraissait à vue d'oeil.

Au bout de cinq à six semaines, ROPOTROU qui était parti en voyage revint au logis.

- Ce garçon doit être assez gras. J'ai bonne envie d'en faire un rôti. Tiens petite dit-il à Lise prends ce couteau. Tu iras couper un doigt de ton frère et je pourrai ainsi me rendre compte de son état.

L'embonpoint du diable était tel qu'il ne pouvait songer entrer dans la cave. Lise prit le couteau, mais se garda bien d'exécuter le commandement du ROPOTOU. Elle monta au grenier à blé et avisa un rat qui s'était laissé prendre dans le piège que la diablesse avait tendu. Elle en coupa la queue et vint la présenter à ROPOTOU lui disant que c'était le doigt de son frère.

- Mauvais, mauvais. Ce garçon ne profite pas du tout. Il faut le gaver davantage. Car il n'est pas encore bon pour faire un rôti.

les enfants et le diable - 2

La dessus, il resta de nouveau absent pour plusieurs semaines. A son retour, même manège. Mais pour stupide qu'il fût ce diable commençait à trouver que ces enfants lui coûtaient cher. Quelques jours plus tard il devint plus soupçonneux que jamais. Cette fois il ne se laissa pas prendre au subterfuge de la queue du rat. Il se rendit à la cave, allongea son bras et s'empara de Jean.



- Mais il est superbe ce garçon! A la broche! A la broche! femme prépare le chevalet à porc sur lequel je m'en vais le saigner tout à l'heure. En attendant, je vais au potager choisir quelques légumes pour l'assaisonner.


Madame ROPOTOU n'était pas vaillante, aussi au lieu d'exécuter les ordre de son mari elle laissa le soin à Lise de s'en occuper. celle-ci fit la bête.

- Je ne saurai jamais comment on lie quelqu'un sur le chevalet, pleurnicha-t-elle.
- Es tu sotte ma pauvre fille, voici comment on opère.

Madame ROPOTOU s'étendit elle-même sur le chevalet. Aussitôt Jeannot saisit la corde, lia étroitement la femme du diable, lui coupa la gorge avant qu'elle ait eu le temps de dire OUF. Puis les deux enfant s'emplirent les poches de l'or et l'argent que le diable avait volé. Quand il rentra à la maison le diable poussa des cris épouvantables en voyant le désastre. Son or volé, sa femme tuée. Il ne savait en vérité quel des deux malheurs était le plus grand. Il espérait les rattraper rapidement et se rendit à l'écurie. Mais Lise et Jeannot avait pris la poudre d'escampette sur le dos du cheval du diable. Il était si gros que le diable s'essoufflait rapidement. Au bout d'une lieue il rencontra un laboureur qui travaillait au champ et lui demanda (car messire ROPOTOU s'exprimait aussi en Auvergnat)


- N'avez pas bi passa Lize et Juon, é ma cabale routge é blanque, cata d'or é d'argen? (vous n'avez pas vu passer Lise et jean et mon cheval rouge et blanc chargé d'or et d'argent?
- Que dites vous, Monsieur? que me demandez vous? fit le laboureur faisant semblant d'être sourd. Vous dites que je ne laboure pas bien?
- mais non animal, tu ne comprend rien et tu me fait perdre mon temps.

Plus loin, même chanson quand il trouve trois lavandières qui battaient le linge.



- Si fait mon bon monsieur. Ils sont passés voici deux heures sur un beau cheval bai et blanc qui les a fait traverser la rivière.
- Oui mais moi je ne puis passer. Il n'y a pas de pont.
- n'ayez crainte, mon bon monsieur, passez le tournant vous trouverez une passerelle.

Les trois femmes avaient reconnu le diable et avaient résolu de lui jouer un vilain tour. la passerelle existait bien, mais elle était branlante et les planches pourries. le diable tout à sa colère se précipita dessus, sans s'apercevoir du danger. Il était si gros, si lourd , qu'il n'avait pas fait trois pas, CRAC!!! le diable est précipité au fond de l'Allagnon. Il y est noyé.



Quant à Lise et jean, ils rentrèrent chez leurs parents en ramenant beaucoup d'or et d'argent et le cheval. Ils oublièrent le sort cruel qu'on avait voulu leur réserver. Ils vécurent longtemps fort heureux dans la petite maison de la forêt.

la nué vingu lou gall canta et moun counte es acaba (la nuit est venue, le coq à chanté et mon conte est terminé).

12 mars 2008

le deuxième Hymne occitan



Tout un chacun même le chtimi connait l'hymne occitan "ce canto". Mais sait il que l'occitanie, presque la moité de la France, possède un second hymne bien plus beau et plus poignant que celui-ci? Il s'agit du "COUPO SANTO". format mp3

C'est en 1867 que les Catalans envoyèrent, aux Félibres provençaux, une Coupe d'argent en témoignage de gratitude pour l'accueil fait au poète catalan Victor Balaguer, expatrié pour raisons politiques, et mais aussi, pour marquer l'amitié, entre les deux provinces.


A la fin du banquet, Mistral, entame un hymne pour remercier. Celui-ci est devenu l'hymne de Provence et, par extension, celui des pays de langue d'Oc. Il est toujours chanté dans les cérémonies félibréennes sur l'air d'un vieux Noël du XVII° siècle de Saboly.


La coupe, est une conque supportée par un palmier contre lequel sont appuyées les deux sœurs : La Catalogne et la Provence. Elle fut faite grâce à une souscription de 1800 signatures et par le statuaire de saint Etienne-de-Tinée Guillaume FULCONIS qui ne voulut pas être payé lorsqu'il apprit le but patriotique de l'objet. Elle fut plus tard coulée par l'argentier JARRY.


Au pied de chaque figurine, il y a les armoiries qui la désignent. On peut lire autour de la conque "Présent offert par les patriotes catalans aux félibres provençaux pour l'hospitalité donnée au poète catalan Victor Balaguer en 1867".

Sur le socle de la coupe , sont finement gravés les vers:

"On la dit morte
Mais moi je la crois vivante"
Victor Balaguer
"Ah ! si on savait me comprendre
Ah ! si on voulait me suivre"
Frédéric Mistral


Refrain

Coupo Santo
E versanto, vuejo à plen bord
Vuejo abord lis estrambord
E l'enavans di fort !

Couplets

I - Prouvençau, veici la coupo
Que nous vèn di Catalan
Aderèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plant.

II - D'un vièi pople fièr et libre
Sian bessai la finicioun;
E, se toumbon li Felibre,
Toumbara nosto Nacioun.

III - D'uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu;
Sian bessai de la Patrio
Li cepoun emai li priéu.

IV - Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dou jouvent,
Dou passat la remembranço
E la fe dins l'an que vèn.

V - Vuejo-nous la couneissènço
Dou Verai emai dou Bèu,
E lis àuti jouïssènço
Que se trufon dou toumbèu.

VI - Vuejo-nous la Pouësio
Pèr canta tout ço que viéu,
Car es elo l'ambrousio
Que tremudo l'ome en Diéu.

VII - Pèr la glori dou terraire
Vautre enfin que sias counsènt,
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien toutis ensèn !

format mp3

La sainte coupe est présentée tous les ans lors du congrès du Félibrige, lors de la Ste Estelle, qui se déroule chaque année dans une ville occitane différente. L'honneur de la présenter en revient au Capoulié (président). Cette présentation est suivie par le chant de l'hymne félibréen, et la Coupo-Santo passe de mains en mains, représentant la communion des félibres.

Ma famille maternelle es plutôt "occitanisante". Mon grand-père Fernand PRAX était félibre de l'école auvergnate. Ainsi de temps à autres nous sommes invités, surtout ma mère à des "convises" ou autres manifestations folkloriques et c'est à l'occasion de certaines d'entres elle que j'eus l'occasion d'entendre cet hymne.


Seuls, trois couplets sont chantés : les deux premiers et le 7ème pour finir et pour lequel on se lève. S'agissant d'un hymne, il est d'usage de ne pas applaudir à la fin.

Je vous assure que ce chant vous prend aux tripes. Tant par les souvenirs qu'il évoque que par la solennités et le calme des participants.

10 mars 2008

les poids Akan.

Cet automne je suis allé visiter le musée des arts africains de LYON.

http//www.musee-africain-lyon.com

Il s'agit d'une collection réalisée par missionnaires au cours leurs multiples voyages sur ce continent. Outre de beaux masques, une collection qui me plait beaucoup, de minucsules objets dont j'ignorerais l'existence. Il s'agit de poids pour l'or.



les poids Akan

La patrie d'origine des Akans est un mystère. Ils viendraient du nord du Ghana actuel, pour d’autres sont des émigrants de l’Est de l’Afrique. Des récits sur leur arrivée au Ghana font état qu’ils sont arrivés dans le Bono, province du Brong Ahafo aux 14ème.

Ils sont divisés en 14 clans, répartis au Ghana, au Togo (les Ewes) et en Côte d’Ivoire ( Baoulés, Agnis, Brongs) avec à leur tête un chef suprême, homme ou femme, un Nana, et sont soumis à l’autorité du roi, le Hené.

L'or sacré des Akans

Il était interdit de le commercialiser car considéré comme don de la nature. De multiples rituels accompagnaient son extraction, et toute infraction pouvait, entraîner la mort . Mal acquis, ce métal sacré portait malheur au voleur, mais aussi à sa famille entière. Le caractère sacré de l'or a disparu sauf pour pour les trésors cachés . Le Ghana est le troisième producteur d’or du monde.

C'est au 14ème siècle qu'apparaissent ces figurines d'objets utilitaires, d'hommes, femmes, animaux, instruments de musiques, objet agricoles, armes, symboles divers, ou des pièces de laiton décorées de motifs géométriques, utilisés comme poids à poids à peser l’or.


Ces pesons ont une valeur symbolique dont le sens n’était connu que des seuls initiés. Ils servaient aussi à coder des messages. La possession de poids est un trésor propre à chaque clan, ou famille détentrice d’un Dja (ensemble de poids à peser l’or) transmis par les femmes. Cet héritage est un bien inaltérable, comme le livre sacré de la Connaissance et de la sagesse du clan.

La symbolique des ces poids évoque entre autre, la sagesse ( un nœuds),

la justice (une épée ), la naissance de l'humanité et le croisement des races (toile d’araignée),



les générations (pyramides),


(spirale), la quête de la connaissance et des traditions, du retour aux sources (sankofa - oiseau).

On peut voir ces objets dans de nombreux musées d'arts africains et plus particulièrement au musée africain de LYON qui en comporte une collection aussi impressionnante que variée et riche.


Le musée africain de lyon se trouve :

150 bd Gambetta

69361 LYON 7ème.

les photos ont été trouvées sur internet.