09 juin 2009

décotopia...

L'Art primitif africain

tous les objets photographiés ici sont à moi.

Aujourd'hui, je voulais, en guise de récréation, revenir sur ma passion de l'Afrique et en particulier sur l'achat des objet dits d'Art primitifs. Je vous propose de visiter "le magasin" de mon cousin et co-bloger Yannick, lui aussi passionné de ce continent. Pour ce faire, cliquez sur le lien suivant : http://www.decotopia.com
La diversité esthétique de l'art africain traditionnel montre une grande imagination et révèle l'importance du sacré qui fascine de nombreux collectionneurs occidentaux.

La passion des objets de l'art africain se doit de respecter l'objet dans son intégralité, ce qui signifie donc par exemple d'accepter l'éventualité d'une couche de sang séché (sacrifices) recueilli au cours de rites.

Parmi les objets usuels africains on peut aussi trouver des objets artisanaux tels que des serrures de grenier, des échelles rudimentaires, des poids Akan en bronze, des calebasses et des armes, des poupées, voire des statuettes érotiques qui ne sont en fait que des représentations humaines en vue d'implorer la fertilité de l'homme ou de la femme.

Mais on trouve aussi des objets décoratifs sculptées pour les blancs dans les années 50 et 60. Ces objets, souvent, sont des faux pour les puristes et les spécialistes qui les méprisent. Mais ces pièces, aujourd'hui patinées par le temps, ou vraiment bien imitées se révèlent des choses d'une facture, souvent très belles et très touchantes, d'un art réellement populaire, témoin d'un temps révolu.

Des statues de «blancs» représentent le «colon», exposées dans le très beau Musée des missions Africaines de LYON (dont j'ai déjà parlé dans ce bolg) vu par l'homme noir, et sont toujours des figurines pleines d'humour et de drôlerie (casque colonial, pistolet à la ceinture, postures cocasses).

Cependant les faux d'aujourd'hui, font des ravages, car dans de nombreux villages africains, les artisans sont passés maîtres dans l'art de patiner le neuf, d'autant plus que selon les experts il devient impossible de retrouver aujourd'hui une œuvre majeure sur le continent.

Trouver un objet rituel étant devenu exceptionnel, nombre d'entre'eux proviennent à présent, de vols dans les villages de brousse, d'escroqueries au détriment de leurs possesseurs...D'autre part, de nombreux «rabatteurs» écument les villages de brousse les plus éloignés pour inciter les villageois à leur vendre leurs objets usuels comme les statuettes, les masques ou les poupées.

Depuis la mode des échelles de grenier Dogons, les antiquaires africains raflèrent toutes les échelles des villages et saturèrent le marché parisien, ils firent la même chose pour les serrures Bambaras.

Les gouvernements africains de leur côté laissent faire car ils ne manifestent que peu d'intérêt pour l'art indigène qu'ils boudent, alors qu'une résolution prise par l'UNESCO interdit de faire sortir masques et statues du continent africain.

Mais dans les faits, personne ne dispose de moyen d'endiguer cette hémorragie patrimoniale. De plus certaines critiques, légitimes dans les faits, se sont élevées contre une telle mesure avec comme argument : « Rien n'interdit aux Européens, aux Américains ou aux Japonais d'acheter des œuvres à l'étranger. Pourquoi celà serait-il interdit aux Africains ? »

L'Afrique reste un gisement artistique naturel d'importance majeure. Certains objets trouvé en Europe sont de remarquables ouvres d'art même si elles ne sont que de très belles copies.

Pour ma part, je suis conscient d'acheter des copies fidèles de masques bambaras, punu ou yoruba car je connais les tarifs des originaux. Les vendeurs, toujours, "annoncent la couleur". Et je ne suis pas prêt à dépenser plus de 1500 Euros dans une telle copie.

Parfois je chine l'Afrique dans des marchés de villages de ma région (je suis même monté la semaine dernière à côté de Dijon pour voir des merveilles (originales et copies).

Mais mon approvisionneur préféré est mon petit cousin qui tient le site suivant :

http://www.decotopia.com/

.

Vous y verrez de véritables merveilles. N'achetez pas tout. Laissez moi quelques beaux masques.
Le site est sécurisé. Vous pouvez passer vos commandes en toutes quiétude. Et Yannick emballe ses envois lui même, avec amour. Avec lui pas de risque de casse. Ah!! j'oubliais!! je ne touche rien sur les ventes. Juré, craché.

04 juin 2009

les cités d'or - Chateau de Chessy les mines

Hier après midi, je me suis dit qu'une balade à Chessy-les-mines pour vous faire bénéficier de la visite (extérieure) du château de Chessy les mines n'était pas une mauvaise idée.

Même par 25° au soleil. Et hier, je peux vous dire que Phébus matraquait dur!
Mais, rien de mieux pour perdre quelques kilos.
Je m'éloignais donc de mon village situé à environ 6 km de Chessy les mines.
Pas le bout du monde me direz vous!
Sauf qu'au bout de trois bornes, je regrettais de ne pas avoir pris ma gourde.



J'étais intrigué par une parcelle colorée de violet.
Ca ne pouvait être de la luzerne et encore moins de la lavande absente du paysage Rhodanien.


Ca n'est qu'en m'approchant que je reconnaissais de l'avoine sauvage. Je n'avais jamais vu celà.

A Bagnols, trois kilomètres de chez moi, donc à mi chemin de mon but, je passais devant cette très belle porte de ferme. Son propriétaire avait laissé sa marque sur le fronton.

Sacré Claude!!! On peut dire que t'étais doué! Mais peut être faisais tu partie des ouvriers de la carrière de pierres dorées de Glay dont je parlerai bientôt?

Bon! C'est pas tout Claudius mais faut que je te quitte, j'ai encore trois bornes "aller" et six "retour".


Je parvenais donc au bout d'une heure et demi à la porte Nord de Chessy les mines et du reste de ses remparts.

La même porte vue de l'intérieur de la ville.
Ne me demandez pas qui est la piétonne, je ne la connais pas.
La maison qui est appuyée contre la porte de ville est en bien mauvais état mais on voit qu'elle a du avoir "son heure de gloire".

Regardez les vestiges de sa façade.
Ne mériterait-t-elle pas un sérieux soutient tant physique que moral de la part des monuments historiques ou autres associations.


dit la commune.

Je vous jure qu'ils se mouillent pas les maires.

Et dire que je n'ai pas pris ma gourde!!!!!!!!!
Parfois je le suis moi-même un peu.
Au fait! C'est le lavoir du village.
Pour une fois il est dans la partie supérieure du bourg qui foisonne de sources bouillonnantes.



J'arrive enfin au pieds de la forteresse inquiétante.


Le donjon se dessine derrière deux tourelles peu esthétiques

Une imposante porte d'entrée munie de clous m'empêche le passage.
Pas moyen de jeter un coup d'œil dans la cour.
Je n'ai même pas le loisir de me présenter comme représentant du marquis de carabas.
On ne me croirait pas.

Au fait! savez vous pourquoi les portes étaient munies de clous aussi volumineux?


Si l'architecture est délabrée il faut avouer qu'elle permet de comprendre comment étaient équipés les forts du moyen âge.
Les corbeaux soutenaient alors une galerie de ronde (donc couverte) en bois.
Les trous pratiqués sous les fenêtres supérieures ne me semblent pas être des latrines.
Mais sait-on jamais.

Au dessus de la porte, une fenêtre de facture plus "récente" permettait au propriétaire de filtrer les entrées.
Au fait! je ne sais toujours pas comment se nomment ces meurtrières en forme de croix.
J'attends vos explications.



Dans le centre du village une autre curiosité architecturale.
Non!! je ne parle pas de la verrière, nulle à ch... à droite, mais du système d'aération de l'édifice.
En tous cas, j'aime...

Les abondantes sources qui dévalent du plateau qui surplombe le village alimentent de nombreuses fontaines me donnent un soif terrible.
Mais............



Toujours..........pas très sympa!!


Je quitte le village et me dirige sur le plateau de Chambonne. J'entrevois le donjon du château des abbés de Savigny.



Des vestiges de restanques montrent les escaliers montant aux vignes envahies par les buis et les ronces.

Je progresse et le donjon me montre son sommet bien restauré.

Et ça monte toujours.
"ça va jusqu'en haut" m'avait dit un gosse au pieds du sentier.


A l'entrée du lieu dit "Les granges" un puits sarrasin a été accaparé par ses propriétaires.
'Goïstes!!!!!


Enfin j'arrive dans le village d'Alix écrasé par la chaleur.
A chaque fois que je passe devant cette ferme, je déplore l'état de ces armoiries.
On devine à peine ce qu'elles représentaient.


Pour moi, c'est la plus belle maison du village.

Et j'adore l'inscription au dessus de l'imposte.


Ne lui trouvez vous pas belle allure malgré son abandon?

03 juin 2009

les cités d'or - l'église de Chéssy les mines

C'est du haut de la carrière de pierres dorées de Glay, dont je vous reparlerai bientôt, que nous contemplons le village de Chessy.

Cette localité qui comptait une mine sur sa commune à donné son nom à la pyrite cuivreuse, la Chessylite, et a ajouté "les mines" à son nom.

Ce qui conduisait mes pas au centre du bourg, était son église gothique que je trouvais plutôt jolie.


Je m'arrêtais donc et me présentais sous le porche à Galonnière du XVIIème qui fait son originalité.
Approchez vous de la fiche descriptive! Vous apprendrez des tas de choses.

L'église du XVème de notre Dame de la nativité de Chéssy est dotée d'une multitude de toits inégaux surplombant les chapelles latérales.

Lorsque nous poussons la porte d'entrée, nous sommes étonnés par la beauté d'un bénitier sculpté par un nommé Jehan Gerba en 1525.

Pour ma part, j'espère que la municipalité trouvera un support digne pour l'explication au visiteur.

Derrière lui, trône un monument remarquable (j'espère que vous me donnerez son nom) à la mémoire des familles Baronnat et Chevrier.
Elle représente une sainte ayant terrassé un dragon, sans doute Sainte Georgette
Saint Martin évêque de Tour évangélisateur de la Gaule qui fit triompher le christianisme. On va encore dire que je fais du prosélytisme!!

En bois polychrome dit le panneau. A droite du maître autel une crois croix monolithe un peu lugubre impose au recueillement et à l'humilité (belle phrase n'est-ce pas?)
Au cour de la visite nous remarquons de nombreuse piscines liturgiques comme celle-ci.
Il s'agit de niches à burettes.
(Pas de plaisanterie douteuse s'il vous plait).
Ou comme celle-ci.

Entre la chapelles latérale droite et le maître autel un curieuse arche permet de voir le célébrant.
Je ne me souviens pas en avoir vu de semblable.
mais j'avoue que je ne visite pas tous les établissements religieux.
J'en ai assez visité étant enfant, traîné par mon père qui adorait celà!
bourreau d'enfants!!!

La même vue du maître Autel.

J'ai oublié de photographier le vitrail dit "Jacques Coeur".

A gauche de la sortie une très belle niche à burettes. Ou un bénitier.

Un des abbés de Savigny repose au fond de l'église.

L'Histoire a laissé des traces.
Certaines statues ont été enlevées soit a l'occasion des virées des bandes du Baron des Adrets soit à la révolution.


De la rue centrale du village nous apercevons le donjon du Château du XIIème ayant appartenu à Jacques Coeur.




Une statue de Saint Barthélémy de 1626 monte la garde.
Vous êtes vous posé la question suivant. Qui était saint Barthélémy?
J'ai trouvé celà sur internet :

Barthélemy signifie fils de celui qui suspend les eaux, ou fils de celui qui se suspend. Ce mot vient de Bar, qui veut dire fils, de thelos, sommité, et de moys, eau. De là Barthélemy, c'est-à-dire, le fils de celui qui,suspend les eaux de Dieu ; donc, qui élève l’esprit des docteurs en haut, afin. qu'ils versent 'en bas les eaux de la doctrine. C'est un nom Syrien et non pas Hébreu, il v a trois manières d'être suspendu, que notre saint posséda. En effet il fut suspendu, c'est-à-dire élevé au-dessus de l’amour du monde, porté à l’amour des choses du ciel, entièrement appuyé sur la grâce et le secours de Dieu, de sorte que toute sa vie dépendit non de ses mérites mais de l’aide de Dieu.

N'empêche que son nom n'est pas associé à ce que la chrétienté fit de mieux au cours de notre histoire.

La prochaine fois je vous montrerai des photos du château de Chessy les mines.

02 juin 2009

Par quels "fleuves" est traversée LYON?

Certains de mes lecteurs, surtout les aborigènes, se sont inquiétés de ne pas avoir la réponse à ma question posée dans mon billet précédent.

Les autres aussi doivent attendre avec impatience cette réponse.
Car tout le monde a appris à l'école que deux grands cours d'eau traversent notre bonne ville de LYON.

Eh bien non! La ville de LYON est traversée par :


LE RHÔNE

LA SAÔNE

ET LE BEAUJOLAIS.

07 mai 2009

Les cités d'or - Liergue - Ville sur Jarnioux

Je vais vous laisser quelques jours.
Je me rend sous le cercle polaire.
Autrement dit dans l'Oise.
Profitez bien de cette balade aquatique.
Pour une fois que le beaujolpif ne produit pas que tu jaja.
A propos!!!
Connaissez vous les trois rivières qui passent à LYON?
Je vous laisse une bonne semaine pour donner la réponse.
Le aborigènes ne doivent pas répondre.

Il y a quinze jours je me suis baladé cette fois en voiture car le trajet était un peu long et le temps menaçait.
J'avais omis de photographier un puits sarrasin à Jarnioux, qui m'avait été recommandé.
En effet, le jour où j'y étais allé, j'aurais dû faire un grand détour et mes pauvres guibolles auraient crié "grâce!!!"

Je suis passé devant le lavoir de Liergues, installé sur le cours d'eau qui passe à Jarnioux :Le Vernayet.
Autrefois les lavandières "d'en bas" devaient donc laver leur linge avec l'eau sale "du dessus".
Quelle hygiène!
C'est peut être pour ça qu'on dit "laver son ligne sale en famille.
Je suis un peu vache (de salers) kamême!!!
Je vous ai soufflé la réplique.

Sur la route qui me conduisait au puits sarrasin objet de toutes mes curriosités je trouvais ce fort beau lavoir en pleine campagne.
Celui- ci est pourvu d'un impluvium.

L'arrivée de la source se fait dans un angle.

Imaginez la force des ouvriers chargés de mettre en place les énormes pierres.

De belles pierres!!

Non!! En premier plan ce ne sont pas les WC à la turque.
C'est l'évacuation du trop plein.
En effet le lavoir placé sur le ruisseau de l'Ombre qui est souvent inondé en hiver.
Faut pas rêver tout de même!!
voyons!!! En public!!!

Ici on a pensé à ériger le crucifix au dessus de la fontaine.
Pratique, non?

D'aucun s'insurgent contre la sacralisation du puits sarrasin.
Ils ont un peu raison.
Mais celui-ci est placé en face d'une chapelle.
Il faisait un temps à ne pas mettre un chrétien dehors.
Aussi j'ai fait la photo, de ma portière.
Et encore! j'en ai pris plein la g..lace!


A 300 mètres du précédent, celui-ci a perdu sa porte, sécurité oblige.
Si le plus érudit d'entre vous peut me dire ce qu'est "une collonge", je suis preneur.

En empruntann la D19 en direction de Théizé nous parvenons au hameau de Bonave où se trouve un des plus beaux lavoir de la commune.


Il est alimenté par une source traversant la route à "la font porée".


Vous voyez dans l'angle face à nous?
Se trouve le coin des commodité.
Pas besoin de revenir à la maison lors d'une envie pressante.


Le petit curieux que je suis ne peut résister à la tentation d'aller voir derrière.
Tout retourne à la rivière par l'évacuation.


Et toujours le casier pour le savon de Marseille.

Et la ceminée pour chauffer le bas des reins.
Les poutres sont assez remarquables.

Un petit regard nostalgique avant de poursuivre la route.

Dans la région, c'est un nom très usité pour une localité, un lieu dit ou un quartier.

Derrière l'église de Gleizé, banlieue de VILLEFRANCHE SUR SAONE.
Une belle restauration.
Dommage elle est peu visible.
Je vous souhaite un beau weekend et vous dis "à bientôt.

30 avril 2009

les cités d'or - Légny - Ternant - St-Vérand

Cette balade dans le beaujolais, je ne l'ai pas faite à pieds.
Ce serait trop long car les villages sont trop dispersés de part et d'autre d'une vallée;
La vallée d'Azergues.
Ici, à l'entrée du Village de Légny je supposais qu'il y avait quelque chose d'intéressant.
Au moins une croix et un lavoir.


Du moins il suffit de savoir lire sa carte IGN pour noter les emplacements.
C'est très bien fait ce genre d'outil.
Et je ne me suis pas trompé.
Je suis tombé sur un lavoir à impluvium que je croyais ancien.
Il y avait aussi un réservoir d'eau assez mal entretenu je dois le dire mais avec des Ides.
Vous connaissez vous qui faites des mots croisés.


Les plans de travaux sont de taille impressionnantes mais elle sont en béton de 1907.
Et c'est dommage!
Car j'en ai vu des monolithiques en très bon état.
Patientez un peu, vous les verrez en temps voulu.




De près les détails sont un peu décevants, mais on va pas faire les difficiles.
mais peut être que la mairie fera quelque chose à la belle saison.
Surtout si elle tombe sur ma balade.
Et je l'espère.



Au centre du village, une croix qui a été appelée un peu pompeusement, calvaire, trône à un carrefour.


Approchons nous du panneau d'explication, en anglais s'il vous plait!
Faites un effort que diable!! cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Je ne vais pas tout faire non plus!
Je plaisante bien sûr.

Le sculpteur ou le mécène a laissé sa griffe.


A quelques kilomètres de là, en remontant et en traversant la vallée d'Azergues nous faisons face au très beau village médiéval de Ternand.
C'était un village fortifié, bastion des très riches archevêques de Lyon.

On remarque les vestiges du donjon édifié pour jean de Bellesmes (1181 - 1193) en haut à gauche de la vue d'ensemble du village.


Ce village tient lieu à une fête médiévale tous les ans. le village est bouclé et on n'y accède en voiture à cheval et de préférence vêtu en manant ou en bourgeois d'époque.

Le décors s'y prête à merveille ne trouvez vous pas?

Allez!!! approchez vous encore du panneau d'indications.
On fait ça bien dans le Rhône!
Bon! c'est vrai que parfois entre les indication des GR, celles des assos de VéTétistes, celles des viticulteurs, celles de ceci ou de celà, on se croit sur les routes de france sous l'occupation.


l'Eglise St benoït et son porche en gallonnière si particulier est fermée.


La porte de la maison qu'elle surplombe s'est adaptée à la religiosité des lieux.


Nous prenons à présent la route de St Vérand.
Encore un puits sarrazin, mais l'occupant de la maison située en face aurait pu se dispenser de placer une lampe aussi "pétarde".
Portnawac!!
Pourquoi pas des nains de jardins!!
Pfffffffffff!!!!!!!


A la sortie du village, après la coopérative vignicole, j'ai trouvé le sympatique lavoir à l'échelle du village.
Il est "branché" sur le ruisseau qui l'alimente.

L'entrée de l'eau propre dans le bassin.


Les lavandières-papottières avaient même un banc pour reposer leur fondement entre deux lessives.
Oui je suis comme vous. Je doûte de son origine. Il est en béton.


Une fois la lessive terminée, l'eau de lavage se déverse dans le ruisseau.
Y avait pas d'écolos à cette époque.
Mais les savons étaient naturels (Non! pas bio, je dis bien, naturels) .
La prochaine balade sera pour d'autres très beaux lavoirs et peut être des croix en pierre dorée.
Si vous êtes sages.

Bon weekend à toutes et à tous. Passez un bon premier Mai.
Soyez prudents sur les routes.
Y a plein de poulets : Ne les écrasez pas .

31 mars 2009

les cités d'or - Théizé - croix, puits sarrasins, cadoles et lavoirs


Attention!!!

ce billet n'est pas le même que celui qui se trouvait précédemment.
A la suite de manipulation malencontreuse il s'est trouvé "écrasé.
J'ai donc du le refaire.
je vous le laisse "en l'état" jusqu'à la modification définitive.
merci de votre fidélité.



Je vous présente Théizé.
Aujourd'hui je compte faire une balade à fort dénivelé.

Je passe de 288m à 260 puis je remonte à 530.
En moyenne 300 mètres sur 3 à 4 km.
Mais ça grimpe d'un coup à mi parcours.
Dénivelé 50 mètres d'un coup après le passage du ruisseau du merloux

C'est le printemps et les animaux de fermes sortis de date fraîche sont curieux.
Le long de l'enclos de la ferme Platière dans la grimpette, un habitant vient me saluer.


Salut tête d mule!!!
Non pas question de je monte.
Je veux faire le chemin à pince.


Quelques mètres plus loin ce sont ses copines caprines qui voudraient me suivre.
Y a pas de meêêêêêê!! j'ai pas besoin de toi.


Avant d'accéder au clos (château) de la platière, je fais un détour de trois cents mètres.
Pour alimenter ma collection de puits sarrazins.



Voyons voir si l'autre côté est intéressant.



Ouai! pas mal!
Et en plus il a été restauré à la romantique
Le lierre séculaire a été conservé.


On a beau faire le tour des murs d'enceinte, pas moyen de satisfaire sa curiosité.
Ici, vécurent Jean-Marie Rolland, inspecteur des manufactures, ministre de l'intérieur, et son épouse Manon guillotinés avec leurs amis girondins en novembre 1793.


Traversée du quartier du Boitier, sans grand intérêt et traversée de la D19 "au Laurent".
Une croix des missions très dépouillée.
Je vais passer de 370 à 460 mètre d'un coup.



Me voici à l'entré du "Laurent".
Ce hameau aux maisons typiques devrait se "civiliser" sous peu.



Y a du boulot!!! Mais ça peut se faire.


Je crains que des néorureaux ne montent à l'assaut de "ses vieilles fermes pleines de charmes", comme ils disent.


Mais je dois avouer que beaucoup font ça avec goût, les étrangers surtout, et ça vaut mieux que de laisser ces témoins du passé s'éfondrer.


Et celle-ci semble en bonne voie.
J'adôôôôôôre!!!!



Enfin! j'entre dans Théizé. Un des plus beaux village du secteur.


Je vous invite à me suivre sous ce porche.


Devinez ce qui s'y trouve!


L'ancienne eglise. Mais la plus belle. Dommage! Elle est fermée.



Dans le village assomé par la chaleur, ange passe, usé par le temps.


Ici, vous ne le voyez peut être pas correctement, mais cette façade est munie de deux cadrans solaire superposés.
J'espère qu'un érudit me fournira une explication.
L'un serait d'origine maure.


Il fait bon dans l'axe du courant d'air de cette traboule rurale.



Sur l'imposte d'une fenêtre, une curieuse sculpture évoque Bacchus.



Nous voici au château de Rocheblonne du XVIIème. Il s'agit d'un espace muséographique sur la vinification. "les fiancés de l'automne" vous apprendrons tout sur l'automne en beaujolais dit le dépliant.

Mais je crois que c'est un peu bobo-blingbling.
Nous allons contourner la "gentilhommière" par la droite, même si un panneau indique "propriété privée".



Nous ne faisons que passer devant celle-ci.
Et puis, voir cette belle porte ancienne, ça ne vaut pas une faute vénielle?


Après avoir monté un escalier monumental à balustrade style Louis XIV, la vue sur le village surchauffé est imprenable.



Nous arrivons sur une esplanade d'où nous surplombons une cour intérieure.

L'autre côté de l'édifice est moins brillant. Nous pouvons constater que le clocher de l'ancienne église est rectangulaire. Dites moi comment je peux l'affirmer. Il suffit de bien observer.
Mais la visite n'est pas finie. Faisons demi tour et faisons une grimpette qui vaut franchement le coût. C'est un sentier balisé pour le circuit Beaujolais-Bugey par la Dombe.
500 mètres d'ascension pour voir la vierge.
Elle est signalée par une croix sur les cartes I.G.N.
Nain porte croix!!!!!!!!
Continuer le chemin empierré caché par les buis parfumés.
Vous y êtes.
La surprise est là.




Deux cadoles se font face et surveillent une petite vigne.


Celle-ci porte incrustée dans sa toiture une croix en pierres blanches, rares sur le secteur.



Un petit coup d'oeil sur la vallée de la Saône et les Dombes avant de reprendre le chemin.


En retrait du chemin, un peu plus haut une troisième cadole est en train de rendre l'âme.
Et ça n'est pas vieux.
Ca ne s'est pas fait tout seul.
J'ai constaté qu'au pied de la ruine un feu de camp avait été submergé par l'éboulement.
M'est avis qu'y en a qui ont dû avoir chaud aux fesses.

Sur le plateau du Bansillon, le sentier passe au pied d'une tour Chappe en mauvais état.
Faites quelque chose monsieur le Maire!!
Nous devons redescendre au village par une piste "à la tord moi le pied".



Puis nous parvenons au hameau des verjoutes. Où un nouveau puits vient accroitre ma collec..


Il date de 1760 et des gouttelettes.....


Je ne connaissais pas ce lavoir.


Visiblement il n'a pas plu depuis des lustres.



Il est temps de redescendre dans la vallée.


Au centre du village, en face de la nouvelle église une croix originale et surtout assez ancienne. On peut y voir entre autre une statuette représentant Saint Roch.


J'emprunte des escaliers entre les parcelles en étage.


Dans le quartier du "Rapetour" de misérables masures.
Il est lamentable que des taudis pareils défigurent le paysage.

Heureusement que des bâtisses des temps anciens résistent aux intempéries.

Ici on les appelle des cabornes .


Elle servaient dans les vignes à abriter les vignerons et les outils.

Ou se protéger des loups encore présents au début du siècle dernier dans la région.

30 mars 2009

Les cités d'or : Charnay, Saint Pierre de Morancé, croix, puits sarrasins, cadoles et lavoirs

Certains d'entre vous ont pris l'autoroute du soleil pour aller soit dans les Alpes faire du ski soit dans le midi de la France.
Vous aurez peut être remarqué à la hauteur du péage de VILLEFRANCHE SUR SAONE un panneau indiquant "Vous êtes au pays des pierres dorées".

La région du Sud du beaujolais, à l'ouest de l'autoroute est le pays des pierre dorées que l'on vous fait miroiter.
Oh!! Ne vous faites pas d'illusion.
Il n'y a aucune once de ce métal précieux dans la caillasse qui prolifère entre quelques poignées de terre glaise sanguine.



Aujourd'hui 31 mars je change au peu de secteur.
Je vais porter mes pas sur les crêtes surplombant le val de Saône.
C'est le pays des pierres dorées par excellence. Et la ville qui représente le mieux ce secteur est celle de Charnay.
C'est un oxyde de fer qui a donné à ces pierres cette chaude couleur ocrée.

Ce gros village a été occupé par les sarrasins au VIIème siècle comporte de nombreux puits éponymes que nous avons déjà rencontrés au cour des précédentes balades.


Ici, dans le bas du bourg, une fontaine ou un lavoir mériterait une restauration mais surtout une mise en valeur.

Surtout cette logette pour une statue volée ou détruite.

En remontant vers le bourg nous rencontrons ce superbe puits que nous ont laissé les sarrasins.


L'ancien château "la mansarde" avec ses fenêtres à meneaux abrite maintenant la Mairie et la salle des fêtes.
L'église du XIIIè a conservé son abside et son clocher.
Elle est enrichie de six chapelles latérales de styles gothique différents.
Je déplore que l'intérieur ait été repeint pour donner une unité de couleur.


La maison forte abrite, elle la banque postale (ou poste bancale comme vous voulez).

Les noms de rues font sourire ici.

Les maisons, toutes en pierres dorées, offrent des aspects bien sympathiques.




Je reprends ma route en direction de Saint-Jean-des-vignes.
je vous présente le beau Serge, à moins que ce soit le lama Delon!
ATTENTION!!!
Quand lama faché! lama cracher!!


L'entrée du village se Saint-Jean-des-Vignes ne déroge pas à une mode bien sympathique.
la municipalité a décidé de restaurer son lavoir qui en a bien besoin.


Le centre du village est présidé par la chapelle romane Ste Anne (XIIè - XIIIè) soigneusement restaurée mais malheureusement fermée.


Sur la crête, au retour vers mon lieu de départ on peut admirer la grenette marquant l'entrée d'une ferme de vigneron.
En second plan nous avons une vue imprenable sur la ville de Chazay-d'Azergues que je recommande au visiteur.


A l'horizon, les monts d'or. Ceux qui surplombent la ville de Lyon.
Ces monts ont plusieurs "sommets" le mont Thou, le mont Cyndre et le mont Verdun.




Sur le chemin descendant à Morancé, une mignonne bicoque n'a pas peur de la solitude.



Le vallon de Fontjard recèle trois bijoux : une croix des missions





Une fontaine-lavoir

Et une source captée de 1861



De belles demeures me permettent d'augmenter ma collection de portes anciennes.


Le hameau de "la chapelle" commune de Morancé n'est pas en reste avec sa croix (1764-1809)
Sur sa base la mention "O crux avé, spes unica" que l'on peut voir sur beaucoup de ses semblables.


Ici aussi un très bel ensemble de portes quoiqu'un peu "pétardes".



A Champfleury un particulier a, sur sa propriété un sympathique puits sarrasin qui mériterait d'être mis en valeur.
Il appartient à une dame d'un certain âge qui a le mérite de reconstruire de sa propre main, des murets de pierres sèches .
Je lui tire mon chapeau car elle fait partie de ces populations qu'on appelle les néo ruraux.


La croix des missions du Chevronnet au lieu dit Champfleury commune de Charnay.



La croix des missions d'Alix au carrefour de la rue du souvenir Français et du Chemin des dames et de la roue.

Voilà un bonne douzaine de kilomètres faite en plus.
Je ne peux pas le savoir n'ayant pas la carte du secteur.
J'ai marché 3h30

27 mars 2009

Les cités d'or : Alix - Pouilly le monial - Jarniou. croix, cadoles, puits sarrasins et lavoirs

Vendredi 27 mars 2009.
Il ne fait pas particulièrement beau ni chaud aujourd'hui'.
En plus un petit vent du nord souffle sur les vignes. Je ne devrais pas trop transpirer.
Et je vais faire une nouvelle balade à la découverte des puits et lavoir beaujolais.
Ca devrait nous faire 16 km aller-retour.



Pour éviter les bords de nationales et les routes, il est préférable de faire des détours.
Même s'il faut monter parfois.
Ici je passe devant le puits sarrasin de "chez Brouillon".


¨Puis je monte en direction de Theizé (que je visiterai une autre fois) et je bifurque devant très belle croix de la Platière.



Une croix des missions à l'entrée des Pouilly-le-Monial.
Plusieurs kilomètre après ce village que je traverserai au retour, j'emprunte une descente puis une montée à travers des prés et des vignes en direction du hameau des graves.

Y a pas de mêêêê!!!!
Je l'ai fait! Vous n'aurez pas à le faire! Na!!


Le villages des Graves m'était inconnu.
Je ne regrette pas d'avoir fait une détour comportant une grande montée parmi les vignes
Même les ruelles sont magnifiquement ornées de végétation taillées avec art



La place principale comporte tant de belles demeures qu'il lest difficile de faire un choix.
Celle ci est très imposante.




La place du hameau des Graves est agrémentées du très massif puits sarrasin.
Dommage qu'il soit amputé de son ogive.



Les portes de jardins sont tout aussi belles que celles des maisons.


Le village médiéval de Jarnioux pointe ses toitures entre deux vallons.
J'ai fait huit kilomètres.

Très belle fortification merveilleusement conservée.

Allons toquer à l'huis de cette modeste demeure.




Le pont qui s'y trouvait autrefois a été conçu par l'architecte LEVY qui était le roi des ponts.

Dommage qu'il n'y ait pas un peu de soleil!


senor Dracoula quand tou dis qu'il fait froid,
senor Dracoula moi yé dis aglagla !!

Il fait presque peur ce château!


Tiens ! On dirait une ancienne église!

Sous le porche de l'église de Jarnioux une sculpture fait à la mémoire du seigneur de Jarnioux
à la suite de son assassinat par des "gentil hommes".
Cliquez sur l'affichette pour lire l'histoire.


Ah!!! Enfin!! voici le lavoir que je voulais prendre en photo.

Deux heures et huit kilomètres que je marche! faut reprendre la route. Revenir maison!!!

Lorsque les femmes faisaient leur lessive, le canal était rempli grâce à l'écluse et ensuite on vidait l'eau salie.


Remarquez ici aussi les logettes pour le savon et la brosse de chaque lavandière.

Sympa!!! Et puis je vous dis pas la convivialité.


je reviens sur Pouilly le monial et son église romane.

Passage obligé devant la croix du quartier de Saint Catherine.

Après la traversée de la RN 38 reliant Villefranche-sur-Saône à Tarrare je passe devant le four à chaux du hameau de "Grange Huguet" qui comporte quatre foyers..

Cliquez encore pour agrandir.

A deux kilomètre de la fin de mon parcours une cadole (maison de vigne) bien conservée.
16 kilomètres parcourus en 3h30. Je me maintiens.