02 février 2010

Farinettes et pachades


La chandeleur!!!!!!   C'est le milieu de l'hiver. 


C'est aussi  la saison des crêpes, chez nous, dans le cantal. Nous les appelons "des pascade" ou "des pachades". Mais le nom usuel est "farinettes".

C'est un plat d'accompagnement plein d'énergie et de calories. Pour résister aux longues soirées glacées au coin du cantou quand on a travaillé toute la journée au couder.
.

Une lectrice anonyme originaire de cantal, de ma famille tout de même, a signalé à  mon entourage que je n'avais pas mis cette recette qui tend à se perdre. En effet nous connaissons plus les bouriols mais ça n'est pas la saison.

Ma mère n'en ayant jamais fait (la honte!!!) j'ai demandé à mon ami Mic du cantal forum actif qui m'a donné la recette de ses mémés. Mais, laissons le parler.
A toi Mic!!!



Pour faire deux belles farinettes il vous faut :

- 1 oeuf
- 3 grosses cuillères à soupe de farine blanche
- 1 pincée de sel
- un bon 1/4 de litre de lait (désolé pour la précisions mais j'ai appris sans mesure car mes grands-mères font au pif !!)

Il vous suffit de battre le tout comme pour des crêpes. La pâtes doit être plus consistante que celle des crêpes.
Chauffer une poêle avec un fond d'huile (en mettre suffisamment car la pâte l'absorbe).
Quand l'huile est bien chaude (je verse 1 goutte de pâte pour voir si elle "frit") versez la pâte. Elle doit avoir plusieurs millimètres d'épaisseurs (selon les goûts et la faim)
Baissez le feu sinon votre farinette va brûler
Quand la pâte n'est plus liquide sur le dessus, je retourne la farinette pour faire saisir l'autre côté.

Exclamation Il faut un certain temps (suivant l'épaisseur de la farinette) pour la cuire, d'ailleurs la difficulté est dans la cuisson : pas trop fort sinon ça brûle et cuit suffisamment longtemps pour que l'intérieur soit cuit !!

La farinette est meilleur chaude accompagnée de sucre ou de confiture.

Vous êtes à présent initiés à une nouvelle recette de notre consistante tradition Cantalienne. 
Désolé mais je n'ai pas d'illustration à vous soumettre. A moins que Mic m'en poste quelques-unes. je serai alors ravis de vous mettre l'eau à la bouche.   

Cependant je sais que des débats ont lieu concerant  ce met savoureux.
Quelle est la différence avec les pompes? Etant donné que je n'ai goûté ni lune ni l'autre j'attends vos commentaires avertis. 

15 janvier 2010

lettre ouverte aux femmes couvertes


Je trouve courageuse cette prise de position d'Elisabeth Badinter.
Beaucoup de gens de son entourage n'ont pas été entendus sur le sujet.
On aimerait qu'ils se manifestent.

12 janvier 2010

la neige est là.

On nous l'annonçait depuis quelques jours.





Le matin  du 4 janvier  elle était là.







Alors j'ai fais le tour de mon jardin.
Mon cotonéaster taillé en nuage ployait sous le poids de la couche. 





Le pommier sur lequel j'avais laissé des pommes aux oiseaux avait mis son décors de fête.


 


Ou était-ce des lutins qui avaient laissé leur tête sur place?







Y avait un petit rouquin qui se baladait sur ma terrasse à la recherche de miettes tombées des boules de graisse et de graines suspendues au rosier grimpant.
Faut dire que ces garces de mésanges ne le laissaient pas s'approcher.






Au fond du jardin ma cabane et celle de mon petit fils avaient l'air d'un coin de Canada.






Le massif que j'appelle "mon japon" avait du mal à supporter le floconnage nocturne.
Je l'en ai soulagé bien sûr.






Mais boudah faisait une de ces tronche!!!!!!!!!!!





Les lampes asiatiques se cachaient dans un écrin d' ouate.







le palmier de chine avait du mal à voir le paysage.



 
 Le banc de pierre profitait d'un repos bien mérité.
                                            



Encore une lanterne qui se planquait sous le tilleul.







Et le rouquin se fait de moins en moins trouillard avec nous.
Sympa cet oiseau. Mais il garde ses distances.





Un peu de zen attitude sous le bouleau.






Le bambou sacré du japon "nandina domestica" fait le fanfaron.
  Normal!!  il est le seul rougeot dans le secteur.






Et à la nuit tombée c'est aussi joli que le jour.

24 décembre 2009

bonne année.




J'espère que vous avez passé de très joyeuses fêtes de fin d'année
et un





L'année est à présent terminée.
Je vous adresse à toutes et à tous une excellent année 2010 et beaucoup de bonheur à vous à tous votre entourage.


pour les belles lectures que vous me donnez l'occasion de lire sur vos blogs. Merci aussi pour vos visites et pour les gentils commentaires que vous m'avez laissés.


Je vous invite à partager cette flamme de l'amitié entre nous.

16 décembre 2009

THE BEATLES SYMPHONIE

Hier nous avons eu l'extrême plaisir d'assister à un concert que nous ne sommes pas près d'oublier.


Habitant la région de Lyon nous avons de nombreuses occasion de sortir . Et ce 14 décembre l'actualité musicale Lyonnaise nous a gâté. Un vrais cadeaux de Noël.



Nous connaissions depuis quelques années le dynamique et jeune, on peut le dire, chef d'orchestre Philippe Fournier diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Musique de Paris en 1984. Lauréat de la fondation Yehudi Menuhin, il est le fondateur ainsi que le directeur artistique de l’Orchestre Symphonique Lyonnais depuis 1985. Proche du monde de l’entreprise, il a développé des réflexions originales mettant en parallèle son métier de chef d’orchestre et le métier de chef d’entreprise.

Son originalité réside dans la possibilité qu’a l’auditeur de se déconnecter de son contexte habituel, l’entreprise, et de le faire réagir sur un environnement inconnu ou presque, en l’occurrence la musique. Philippe Fournier intervient régulièrement à l’occasion de séminaires, d’assemblées générales, de conventions, devant des publics allant de 10 à 2000 personnes.


Il est je crois, un des premiers chefs classique à expliquer la musique au profane, et celà bien avant celui qu'on voit à la télévision et dont j'ai oublié le nom. Un des rares à faire participer le spectateur. Il bénéficie d'une véritable "côte", une sorte de vénération.



Hier, à l'amphithéâtre de la Cité, il nous dispensait une soirée dédiée aux beatles. Au Programme la "Beatle symphonie" où nous retrouvions une bonne trentaine de morceaux qui ont bercé (si l'on peut dire) notre jeunesse.

Inutile de vous dire que les arrangements de leur manger George Martin, "ne faisaient pas dans la dentelle" avec l'O.S.L. Il faut dire qu'à ses côtés se trouvaient une formation qui a fait ses preuves. J'ai nommé LES DEFOSSES.

Ne cherchez pas dans le dictionnaire. Ils ont eux même trouvé ce nom en sortant de la fosse d'orchestre où ils se produisaient et se produisent encore, je crois.
Pendant que Gaêl, Guitare et chant, se démène et encourage la foule à les suivre dans le sillage du "Yellow submarine"


un Henri-Charles maîtrise la batterie comme ne l'aurait jamais fait ce pauvre RINGO STARR. Ses solos sont dignes de ceux des "Iron buttelfly".
Frédérique aux percutions reproduit à s'y méprendre l'atmosphère so british de l'époque sixties (carillons).




François nous glaçe le sang
avec sa guitare dans des trémolos de haut vol à faire pâlir Marck Knoppfler.


Sans oublier la trop discrète Martine au clavier qui mériterait un vrai solo dans let it be.



Ho!! j'allais oublier Pierre-Alain guitare basse et Cor - Pascal et Philippe à la trompette Eric au trombonne et Jean-Philippe au cor.

j'ai essayé de recenser les morceaux qui ont été joués, le terme est faible.


Help!
Michelle
Let It Be
Get Back
Hey Jude
Blackbird,
Day Tripper
Penny Lane
Ticket to Ride
Eleanor Rigby
Lady Madonna
Come Together
Don't Let Me Dow
Back in the U.S.S.R.
The Fool on the Hill
Ob-La-Di, Ob-La-Da
All You Need Is Love
When I'm Sixty-Four
Across the Universee
Magical Mystery Tourn,
Strawberry Fields Forever
The Long and Winding Road
While My Guitar Gently Weeps,
With a Little Help from My Friends
With a Little Help from My Friends

J'en oublie certainement beaucoup.

J'ai plains un long moment les instrumentistes. Le public Lyonnais d'habitude si enthousiaste a mis une éternité à se dégeler malgré les appels désespérés de Philippe Fournier et des Defossés. Je participais de mon mieux à recréer l'ambiance avec quelques autres disséminés dans la foule mais mes sifflets d'encouragement semblaient outrer mes voisins.

Pensez!!!! mener un tel ramdam dans un temple du classique!!!! vers la fin de la soirée , à la faveur d'un "day tripper" Ottis-readding-esque ca bougeait enfin un peu et il fallut un "Dont let me down" fort langoureux pour que quelques couples descendent de leurs sièges pour s'enlacer sur la piste annulaire de l'amphithéâtre.

Mais pour moi ça n'était pas encore ça. Mais qu'importe! c'était Noël pour tout le monde avant l'heure et nous eûmes droit à quatre retour sur scènes. C'était.............je ne trouve pas le terme. Beaucoup trop d'émotion m'empêche de coller une étiquette à ce spectacle.

Merci l'O.S.L. Merci Philippe - Merci les Défossés. On vous aime décidement beaucoup.

09 décembre 2009

Fête des lumières à LYON.

Cette année comme depuis quelques années nous n'avons pas souhaité nous rendre à la Fête des lumières à LYON. La photo suivante a été prise l'an dernier (juste une incurtion de quelques minutes pour entrevoir ma nièce de passage, la pauvre) avec mon portable.


L'abbatiale saint jean le soir de la fête des lumières.

Cette fête religieuse consacrée à la vierge Marie qui a été accaparée par les "marchands du temple" attire beaucoup trop de monde dans notre capitale Gauloise. Dans certains quartiers ça frôle la gay pride ou la fête de la musique. On imite même parfois le festival du théâtre de rue d'Aurillac. Notre bonne ville en cette période est littéralement envahie par une foule cosmopolite qui piétine dans les rues et les traboules de la presqu'île et du vieux quartier Sain-Jean. Ne pensez même pas avoir une place dans un restaurant du quartier sans réservation.


Lorsque je dis "foule" vous ne pouvez vous représenter quelle peut être la densité d'êtres humains par mètre carré. Dans la plus part de nos rues, vous devez piétiner un quart d'heure pour faire dix mètres, parfois moins.

La ville est bouclée dès le début de l'après midi par les forces de police qui ne laissent pénétrer quiconque sans "laisser passer dûment accrédité par une autorité habilitée à délivrer ce sauf conduit précieux".



L'Hôtel Dieu en temps normal.

Bref si vous voulez venir en voiture personnelle, vous serez pris dans d'immenses embouteillages qui cernent complètement l'agglomération. Faut le voir pour le croire. Et souvent les conducteurs des T.C.L. (la société de bus de la ville) choisissent cette journée pour faire des grèves sauvages. Les sauvages.

La colline de Fourvière en temps normal

Les corps se serrent, se poussent, se soutiennent l'un l'autre sans se connaître. Une année alors que je tenais une main de ma femme, un monsieur qui était devant moi m'a pris l'autre en croyant toucher celle de son épouse.

Aussi avons nous pris la décision de laisser la ville aux étrangers. Et je vous jure qu'ils viennent de tous les coins du monde depuis longtemps.

Je vous laisse donc contempler le spectacle à loisir, bien calé sur votre chaise d'ordinateur. bonne visite sur : http://www.lyon-photos.com/fete-des-lumieres/

Merci à Francoise pour le lien que j'ai trouvé chez elle.

Et a très bientôt.

07 décembre 2009

A chat nain-nain !!!

A vos souhaits

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La gripp'A (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux gens la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
J. de la Font.

Il advint qu'en ces jours nous toussâmes en concert
Nos membres engourdis de sournoises douleurs
nous prîmes décision de consulter l'expert
en quelques mots, bref, d'aller voir le docteur.



mon fil ma femme et moi fûmes alors convaincus
que la grippe ou le rhume nous avait donc vaincus
Esculape prescrit force médicament
pour nous voir à nouveau rétablis prestement.




On nous remit des masques en guise de parures
et pour nous redonner belle allure
on nous donnât force médicaments
à prendre en guise d'aliment.

Efféralgant : pour contrer les douleurs.
Advil : pour faire bonne figure
Tussidane : pour amenuiser la toux
Coquelusédal : pour aider Tussidane
amodex : au cas où................

En conclusion :

Notre état grippal ayant été pris à temps, il fut inutile d'abattre les poulets survivants.

C'est grave docteur?

maintenant nous allons mieux et les miens ont repris le chemin du travail ou des études.

05 novembre 2009

dictes moi où n'en quel paÿs

Cette semaine je vous demande de me dire dans quelle province se trouve cette ville et me dire quel est son nom.

Elle n'est pas sans rapport avec une belle qu'il ne fallait pas prendre pour une poire.

On accède à cette cathédrale, par de petites rues montante, pavées et de tous côtés au soleil exposées comme disait ce bon La Fontaine. Tien !!! ici aussi ça manque un peu, cet accessoire éponyme.

La première bases de cette église remonte à 571 dans la chronique de Jean de Biclar.

Vaincus par les sarrasins qui laissèrent quelques "thraces" dans l'architecture, les wisigoths disparurent de la région, laissant à l'abandon l'édifice inutilisé. Mais comme l'avancé de la religion chrétienne s'est faite relativement rapidement au cours de la conversion des peuples, les wisigoths, les chrétiens la convertirent en cathédrale, avec la création de l'évêché local au VIe siècle.

Au XIème siècle la cathédrale, après 200 ans d'existence, doit être à nouveau rebâtie. On en a des traces dans des documents de l'époque : En 1042 : Acte de donation "ad ipsa opera de Sancta Eulalia"; en 1057 don de 150 mancuses d'or par la comtesse de Barcelone Ermessende).

La cathédrale aujourd'hui Au XIVème siècle l'évêque voulut à nouveau moderniser sa cathédrale en construisant une autre, plus moderne, de style gothique. C'est l'évêque Raymond , le 18 avril 1311 qui commença la collecte de l'argent nécessaire à la construction. Cette quête dura toute la première moitié du XIVème siècle. Les revenus étaient trop faibles. Seul le chœur fut construit. On le voit toujours de nos jours. Le coup de grâce de la cathédrale viendra au XVIIe siècle, en 1602. L'évêché changeant de lieu, elle est délaissée, mais l'argent qui restait servit à construire les chapelles latérales le long du mur méridional.


L'intérieur de la cathédrale réserve une surprise avec l'emploi de technique directement inspirée de l'antiquité : les piliers sont légèrement penchés vers l'avant et la corniche de la nef monte en s'éloignant par dessus les grands arcades. Tout ceci fut fait dans le but d'améliorer la perspective. Ses dimensions sont impressionnantes pour un édifice de cette époque. Sa longueur totale dans œuvre est de 49m60 pour une largeur de 20m50 sans les chapelles gothiques. La nef fait 42m par 8 sous 16m de hauteur (11m 20 sous les collatéraux). L'abside fait 5m40 de profondeur (pour un chœur de 2m40), les absidioles font, elles, 1m95 (pour des chœurs de 92 cm seulement). Les ouvertures sont plus impressionnantes : 8m55 pour celle de l'abside, 3m40 pour les absidioles.


A la reconquête franque, et après pacification de la région,la cathédrale fut reconstruite au IXème siècle en raison de son délabrement. Il ne subsiste que ce bénitier creusé à l'intérieur de profondes cannelures (L'extérieur est enserré dans une feuille d'acanthe).



Les chapelles latérales abritent de remarquables statues en bois peint.


Ainsi qu'une croix monumentale impressionnante de réalisme très "pompier".


Je ne dis pas ça à cause de l'échelle et des lances.



Elle fut officiellement consacrée en 1069 et fut régulièrement modifiée. Ainsi en 1147, l'évêque Uldagar la fortifie. Durant le XIVème siècle le peintre célèbre de l'époque, Pere Baro, peignit le retable de St Michel.



Au XIVème siècle l'évêque voulut à nouveau moderniser sa cathédrale en construisant une autre, plus moderne, de style gothique. C'est l'évêque Raymond, le 18 avril 1311 qui commença la collecte de l'argent nécessaire à la construction.


Concrètement il s'agit d'un monument roman, bâti suivant un plan basilical. Il est constitué d'une nef à deux bas-côtés sans transept. Le chœur formé d'une absidiole voûtée en cul de four. Initialement la nef était surmonté d'une charpente en bois, mais celle-ci a été remplacé par une voûte en plein cintre.



Lorsque vous serez dans la cathédrale, retournez vous vers l'orgue. Au dessus vous verrez dans les murs la trace de l'emplacement des poutres le long de l'arc diaphragme. Le bas côté Sud a été remanié durant les XIIIème et XVIème siècle par l'adjonction de chapelles.





A la fin du XIIIème siècle, Philippe le Hardi, traverse la province avec une armée pour ce que l'on a appelé plus tard une Croisade, faisant suite aux Vêpres Siciliennes. A cette occasion la cathédrale connu sa pire attaque, qui la laissa abîmé mais pas ruinée. D'ailleurs le marbre du portail garde des traces de cette attaque.


Le portail principal est construit en marbre bleu d'une carrière locale. Ses piédroits sont éclatés par le feu, il s'agit des restes de l'attaque des troupes de Philippe III le hardi en 1285 contre la ville. Côté Sud le portail en plein cintre est daté de 1669.

On se croirait au pieds de la Koutoubia. A mon humble avis quelqu'un a copié l'autre.


La façade était initialement symétrique, le deuxième clocher étant identique à son voisin. Mais il fut détruit au fil des années et reconstruit en brique, tout simplement. En imaginant le 2ème clocher, on constate que la façade autrefois à pignon rectangulaire est désormais munie d'un crénelage fortement inspiré des décors mauresques.





Dans le quartier de la cathédrale, on voit encore des vestiges de batailles.
Ici certainement un coup de canon adroit mais inefficace.



On peut aussi parcourir les ruelles parfois ombragées, mais rarement et s'extasier (façon de parler) devant tant de réminiscences d'un passé lointain et mouvementé.



Nous pouvons aussi admirer de reposants paysages écrasés sous les ardents rayons d'un soleil implacable.


Mon meilleur amis de toujours y habite. Et d'ici je vois sa maison.
Lui n'a pas le droit de répondre, ni sa famille. Ce serait trop facile.


27 octobre 2009

j'ai reçu un tag


412 3

For tazeen

Many thanks to Thérèse who surprised me on monday with the award of Kreativ blogger.

To accept this award here are the seven rules:

1 Thank the person who nominated you
2 Copy the logo and place it on your blog
3 Link to the person who nominated you
4 Name 7 things about yourself that people don’t know
5 Nominate 5 creative bloggers
6 Post links to the bloggers you nominated
7 Leave a comment on each of these (Un)Lucky nominees’ blog

1 - Not the punishmen to shout me in ears, I have acouphènes.
2 - I am left-handed but I have two right hands.
3 - Although feminist I do not understand the attitude of the" bitches of guard".
4 - I am shy but I looked after myself.
5 - I am not an African
6 - I try to write a book.
7 - If i visit your blogs I do not still leave a comment.

No obligation whatsoever involved here



Merci Thérèse en Arizona à qui m'a surprise lundi en m'attribuant le prix de Blogger créatif.

Les règles - car il y en a sept - pour accepter ce prix sont les suivantes :

1 Remercier le donneur (cela va de soi)
2 Copier l’image et la montrer sur son blog
3 Mettre le donneur en lien
4 Raconter sept choses inconnues sur soi-même
5 Donner le prix à sept bloggeurs
6 Ajouter leur lien à son post
7 Et informer les sept (Mal)Heureux !



1 - Pas la peine de me crier dans les oreilles, j'ai des acouphènes.
2 - Je suis gaucher et j'ai deux mains droites.
3 - Bien que féministe je ne comprends pas l'attitude des chiennes de garde.
4 - Je suis timide mais je me suis soigné.
5 - Je ne suis pas africain du tout.
6 - Je tente d'écrire un livre.
7 - Si je passe visiter vos blogs je ne laisse pas toujours de commentaire.


tazeen

coumarine

waaaily

magicien d'ox


Tisseuse de liens

Kelly et Li

Flo de Sendaï



Sans aucune obligation de quelque sorte que ce soit

20 octobre 2009

Lettre ouverte aux chiennes de garde.





Une simple publicité en plusieurs épisodes est en train de mettre à feu et à sang le paisible et pittoresque département du Cantal dont je suis originaire.

Vous voudrez bien ne pas m'en vouloir de vous avoir mis tout simplement le lien de la vidéo ci-dessous. Je n'ai pas trouvé le moyen de mette la vidéo facilement.

Je vous demande de cliquer sur le lien et de suivre attentivement ce qui va être mis devant vos yeux hagards.


Ca y est vous y êtes?

http://dailymotion.com/video/xav48z_pub-fromage-aoc-cantal-la-polemique_lifestyle


Je disais "simple pub" car pour moi, lorsque j'ai vu les premiers épisodes du mariage et du voyage de noce (preuve que le mariage a tout de même bien eu lieux c'étaient des clips du genre plutôt débile. Du style d'un autocollant que ma voiture arborait fièrement CANTALLONS NOUS DANS LE CANTAL

Voici les faits.

Mes concitoyens ont depuis longtemps un "gros complexe d'infériorité" par rapport à leurs compatriotes français. C'est comme ça depuis des siècles. Lors d'une conférence de l'excellent maître de conférence Claude Grimmer à laquelle j'assistais je retenais que sous la royauté cette contrée de haute Auvergne a été longtemps considérée comme un pays archaïque où les femmes étaient des laiderons repoussants et les hommes ne devaient pas valoir mieux.

Si l'on pense aux voies de communications d'il y a seulement une quinzaine d'années on se dit qu' à cette période les voyageurs n'ayant rien à y faire devaient souhaiter ardemment l'éviter. En effet des noms de localités comme Printegarde : prends garde) (voir aussi http://africantal.blogspot.com/2008/11/dans-le-midi-vous-lavez-remarqu-les.html) et tant d'autre lieux dangereux n'y sont pas rares. On se demande à ce compte là comment les Allemands lors que la guerre de 39-45 on su qu'il y avait là un territoire peuplé.

Si l'on prend en compte quelques insultes ou quolibets du genre "Auvergnat fouchtra " - "cantalou tête de loup" - "Auverpin" (insulte typiquement parisienne associant Auvergnat et "youpin" remontant à cette triste période de notre histoire)

Jusqu'à une grande dame de la chanson d'après guerre qui disait "un auvergnat pouah!!! quelle horreur!!! et quelques préjugés de gars de la ville, vous comprenez que nous nous sentons les oubliés de la nation et du progrès.

Et je ne vous parle pas du climat qu'on fait passer pour sibérien.

Si l'on considère que notre chef lieu est le plus isolé des grands axes tant du point de vue ferroviaire (on vient de nous supprimer notre unique train de nuit direct pour la capitale), aérien ( la ligne Aurillac-Orly n'est pas rentable). Une seule autoroute heureusement gratuite la longe dans sa partie la moins peuplée. Des routes toujours aussi tourbillonnantes et pas assez équipées de voies de dépassement (savez vous qu'il faut plus d'une heure pour aller d'une limite du cantal au chef lieu?) vous comprenez que nous sommes les lésés du tourisme de masses et du commerce et du transport.




Au point où nos élus, Vincent Descoeur (président du conseil général) en tête se sont décidés de donner un coup de fouet à la promotion du département. Un logo a été trouvé pour être mis sur nos plaques d'immatriculations et ailleurs si l'on veut. Il est demandé aux expatriés et touriste du département de se faire photographier sur des sites inhabituels : empire state building, Everest, place Tien-en-men.........





Des commerçants, CANTAL SHOP en particulier ont trouvé des logos originaux pour se faire et nous faire connaître par la même occasion.


Ca commence à bouger.

Même les marchands de nombreux fromages de nos montagne ont cru trouver une idée originale de parler de notre terre si généreuse.

J'ai parlé de "Chantal d'as pas oublié le cantal".

Il s'agit d'un gars et d'une fille version parigos-cantalophiles.
Ca commence par un mariage, et c'est bon signe. Mais lorsque l'heureux élu demande à la promise si elle a pensé au cantal, il s'éclipse sans demander son reste de fromage. On se dit que ce type là est un sacré macho et qu'il est pas sympa de larguer Chantal à ce moment de la cérémonie. mettez vous à sa place la pauvre!!!!
Mais l'épisode suivant les deux tourtereaux sont en décapotables sur la route de leur voyage de noce. Une happy-end était donc prévisible. Mais à la même question ayant amené la même réponse Chantal se retrouve sur le bord de la route avec les impédimentas en pleine Beauce.



Pour ma part, je trouvais ces deux séquences particulièrement ringardes et réductrices quant à l'effet escompté. Si je ne connaissais pas le fromage du cantal, ça ne me donnerait pas particulièrement envie de le goûter. En fait ça me donnais l'impression des jeux de mots du genre "comment-va-tu-yaude poêle". Ni mieux ni pire. Ca m'a fait penser aux "moines au physique ultra méditerranéen" s'accrochant à la corde d'une cloche d'abbaye en chantant "chaussée aux moines". Je n'aimais pas du tout cette pub.

Mais maintenant que vous vous cramponnez au côté macho de la pub que vous voulez faire interdire, je puis vous dire que je ne suis pas de votre côté.

Un département "exsangue", (peut être un peu par les fautes d'Hommes politiques, "intellectuels", "philosophes", et artistes blingblings dont vous faites partie) n'a-t-il pas le droit de tenter de se mettre en valeur dans la mesure de ses possibilités?




Avez vous mesdames et messieurs si peu d'humour pour comprendre celà?


Allez vous faire interdire et détruire "les femmes savantes" et les oeuvres classiques qui mettent plus ou moins à mal la condition de la femme?


De grace!!! Mettez pour une fois votre outrequidance dans votre poche et occupez vous plutôt de la condition de la femme dans les sociétés qui pratiquent la charia. Beaucoup de femmes souffrent plus de cette plaie que de la cupidité des metteurs en scènes.

Merci