07 juillet 2014

Le Cambodge - Les rives du Mékong dans le Kompong Cham . Rive gauche.


 Tout d'abord je précise à mes amis cambodgiens qu'ils peuvent traduire mon texte en Khmer e utilisant le module situé en haut à droite de mon blog. Il suffit de choisir la langue sur le déroulant.

First of all I specify to my Cambodian friends that they can translate my text into Khmer   using the module situated above on the right by my blog. It is enough to choose the language  on unwinding  it .


ដំបូង ខ្ញុំសំដៅលើមិត្តភ័ក្ត្រកម្ពុជារបស់ខ្ញុំដែលអាចបកប្រែអត្ថបទរបស់ខ្ញុំជាភាសាខ្មែរ ដោយប្រើប្រាស់អក្សរនៅស្តាំដៃខាងលើ។ វាគ្រប់គ្រាន់ក្នុងការជ្រើសរើសភាសា៕

This is a translation in Latin:

 Dom Bong knhom Sam dao ler mit pheak Kampuchea ro boas knhom dae arch bork pre art ta bot ro boas knhom Chea pea sar khmer doy bre bras art sor khang sdam dai. Vea kroup kran knoung ka chres res Phea sar. »


 Le 8 avril, mauvaise nouvelle pour mes hôtes (et amis). La grand mère de Sopheap (Nay pour les intimes) ma future belle fille, qui souffrait d'une longue maladie, est morte.

Le lendemain, Eng son gendre et moi partons en précurseurs pour le village de Oleng plus au nord pour préparer les cérémonies. Peut être aussi pour me permettre de prendre le temps de visiter le village et surtout de me sentir un peu moins étranger parmi les villageois. Il y aussi le petit fils de Eng et sa nounou à l'arrière.



Nous prenons donc la route du nord vers Koh Dach. Dans Phnom Penh le monument de l'indépendance en  gré  rouge,  tourne  la page    de la présence Française.  Notre pays, je l'ai déjà dit et le redirai à tourné le dos à son ancien protectorat qui pourtant conserve le Français comme deuxième langue officielle.



Puis nous contournons le stature Samdech Chuon Nath  non loin d'un parc d'attractions.




Le prestigieux hôtel Cambodiana sur le Preah Sisowath quay.


En général les moines marchent assez peu. Il y a toujours quelqu'un pour les prendre.




Les petits marchands ambulants se rencontre un peu partout au Cambodge.  A droite de volumineux fruits du jaquier. Un délicieux fruit dont raffolent les Cambodgiens. A fibres très tendres mais pas très juteuses.




Qu'est ce que je vous disais! un peu fainéants , un peu radins et surtout très pauvres.




Le double pont Chroy Changvar II sur le Tonlé Sap. 
Ici la travée la plus ancienne.


En bordure de la nationale 6 de nombreuses Pagodes parsèment l'itinéraire.




Souvent un peu chargées en décors, les sutpas contenant des restes de moines défunts.




Enfin nous empruntons la nationale pompeusement nommée National Heighway 6A. 
La route qui poudroie. J'imagine la mousson sur cette poussière.




Face à  Prek  Ta Meak nous  voyons poindre le nouveau pont sur le Mékong.



Pas facile de s'arrêter pour prendre des  photos. C'est la Nationale 380.
 Le trafic y est important pour alimenter le nord du pays.




C'est ensuite une succession d'agglomérations plutôt éparses, on ne peut pas parler de villages, les maisons de bois étant construites à une dizaine de mètres tout le long de l'axe. Et parfois les annexes frôlent la chaussée.



On remarque d'entrée le Khmer aisé exilé en Europe ou à la capitale de celle de l'autochtone sédentaire.




Les premières rizières pointent leur nez.




A cette saison, le riz a déjà été moissonné.
Avril est le mois le plus chaud et le plus sec.
La terre se repose et attend la bénéfique mousson.


      Je l'ai déjà dit, le centre du Cambogde est d'une extrême platitude. 
Le Mékong qui augment son niveau d'une dizaine de mètres s'étale dans la plaine centrale et accapare la grande partie des terres pendant la mousson.
Les maison sont dont construites sur pilotis eux même placés sur des plots de ciment ou de pierre.




La vache brahmane est l'essentielle race bovine représentée au cambodge.
Avec le buffle d'eau.


Elle sert à brouter entre autre la maigre végétation des jardins lorsqu'elle n'est pas en pacquage dans les rizières pour les fertiliser et les nettoyer.


                                        Une variété de pois de senteur.


L'ennui lorsqu'on voyage dans ce pays c'est la climatisation dans les voitures.
Et à la descente du véhicule vos lunettes et l'objectif de l'APN sont embués systématiquement. 
C'est par ça que la fleur est floue.
Entre 15° intérieur et 40° extérieur, y a pas photo. C'est le cas de le dire.



A Ta Aek je parviens à faire stopper mon ami Eng pour "prendre la mesure" de la largeur de ce fleuve de légendes. Environ trois kilomètres. Regardez la différence entre le niveau du fleuve à son étiage et celle de la berge supérieure à droite, submergée à la mousson. 



Une maison traditionnelle qui a semble-t-il quelques années... Au pied des pilotis, de grandes jarres en terre cuite sert à recueillir les eaux pluviales. En effet le terrain est plat et il n'y a pas de sources bouillonnantes, donc pas (ou peu) de château d'eau. L'eau du ciel est donc la bienvenue. Et sert pour la cuisine.



Le rez de chaussée est le cœur de la maison. La maîtresse de maison cuisine dans un coin équipé d'une modeste gazinière ou d'un foyer à bois, chez les gens modestes. La table sert à disposer les percipients et non à manger.

Le meuble principal est une sorte de bas flanc qui sert de table sur laquelle on s’assoit en tailleurs ou sur ses talons, où l'on se couche pour faire la sieste et où l'on stocke un peu de tout. On y voit beaucoup de billards  défraichis.




L'étage supérieur est réservé au couchage. On y accède par une échelle vertigineuse. Et pas souvent muni d'une rampe.
 Le parquet est à lattes de bambous disjointes, pour l'aération.
 Outre l'autel des défunts il n'y a pas ou peu de mobilier.


Pour l'alimentation, c'est la nature qui y pourvoit. Le jardin bien sûr. Quoique les jardins sont plutôt situés à la limite du  village en marge d'un champ ou d'une rizière, question d'espace. Des bananiers autour de la maison, ou manguiers, cocotiers et toutes sortes de fruits qui ici ne sont pas exotiques.



Toujours cette plaine horizontale, marquée de quelques bosquets d'arbres longeant les cours d'eau.




Une maison de riche.




En arrière plan, le Boeng SA. Grande flaque d'eau laissé par le Mékong lorsqu'il se retire.



 Nous croisons des véhicules chargés de matériel cérémoniel : Mariage ou obsèques.




L'engin de chantier ne doit pas vous faire croire qu'on améliore les voies de communications. 
On les surélève.
Uniquement pour qu'elles aient moins de risque de s'embourber aux fortes précipitations.



Les infrastructures, elles ne suivent pas le rythme des travaux.




Dans cette commune les abords des maisons étaient particulièrement propres. Tradition du nouvel an khmer pour lequel on nettoie tout du sol au plafond.
Dans ce village chaque maison faisait brûler son tas d'ordures.


La journée fini, mais pas la chaleur, le paysan rentre au bercail. Croyez vous qu'il "engueule" une bouteille d'eau? Non! attention délicate, pour hydrater son cheval, il  absorbe une gorgée d'eau et la recrache aux naseaux de la bête qui n'en demande pas tant.




 Dans ces petites agglomérations les gens se débrouillent pour vivre, ou vivoter.
Cette famille cueille les noix de cocos qu'elle vend aux gens de passage comme boisson supposé rafraichissante. Pensez!! Du jus tiède!!.
Elle vend aussi ses "propres" conserves de mangues et autres fruits.
Si vous visitez le pays arrêtez vous quelques minutes pour goûter ce genre de rencontre. Rien n'est cher au Cambodge. Sauf pour les aborigènes. 
                  Quelques billets en douce à l'un des enfants et vous verrez les visages s'illuminer d'un grand sourire. Les mains jointes sur la poitrine.
                                    "auwcoon shram" Merci beaucoup.




Nous reprenons la route, ou plutôt la piste, alors que le soleil décline.




A Turi, nouvelle photo du Mékong avant la nuit.




Et les Chams se reposent sur leurs barques multicolores.


Koh Chouram. Une rangée d'eucalyptus faisant face à la pagode.



Les agriculteurs rentrent leur récolte de la journée à l'aide d'un char ancestral.



Les dernière pluies, déjà anciennes ont laissé des ornières que franchissent aisément, ou presque, les camions surchargés. Mais souvent Eng fait l'effort de parler français : "Vincent, descendez"  pour que je le  guide, et pour alléger les amortisseurs.




Enfin après une multitude des zigzags entre trous et bosses nous arrivons à Oleng terme de notre périple. On voit mieux ici l'espace de vie. Ci dessus un billard qu'affectionnent les Khmers.



Nous dormirons dans une salle commune à l'étage d'une maison prêtée par Heng, (Serge pour les intimes) un cambodgien de Chambéry. On remarque à gauche les bas flancs aux multiples usages. En arrière plan la cuisine rudimentaire.

Derrière, la salle d'eaux : WC et toilettes. Pour les délicats, les chochottes et les maniaques  de  l’aseptisation,  je  ne  recommande  pas  ce  genre  de  séjour.
                         Mais je leur dirai  ce qu'ils auront manqué.

Ici il n'y a pas d'eau courante. Elle est pompée dans le Mékong voisin avec son propre groupe  électrogène ou apportée du même cours d'eau par citerne. Et déversées dans une cuve, un cube en ciment, non recouvert,  dans la salle d'eaux. Juste à côté de la cuve, les toilettes à la turque. Entre les deux une casserole qui vous servira de douche, à la couleur plus que douteuse, mais aussi à  laver votre fondement à la main après la grosse commission.

Hé oui!! L'absence de pente et surtout la pauvreté du pays ne favorise pas le tout à l’égout et encore moins l'implantation de stations d'épuration. Pas de papier hygiénique. Ici comme dans beaucoup d'hôtels classés d'ailleurs. 
Ainsi, dans tous les hôtels une douchette "spécial fondement" est installée à côté de la cuvette de WC.

Quand j'ai raconté ça à mon fils aîné, il m' a dit :  "Désormais je ne te serre  plus la mains".




Il est temps de se coucher. A même le sol sur une couverture et abrités par de grandes moustiquaires collectives.

4 commentaires:

  1. La photo montrant la largeur du fleuve est impressionnante! Et la variete dans les realisations architecturales passées et présentes est immense.
    Que de détails super intéressants. Un journal super bien documenté.
    On sait maintenant quels cadeaux offrir, où s'offrir, quand on va au Cambodge. Cela remet pas mal d'idées en place de voir tout ceci.

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    1. Bonjour Thérèse.
      Merci pour ton compliment.
      Et que veux tu apporter comme cadeau dans tes bagages? Du PQ on en trouve là bas. je te conseillerais plutôt des flacons de liquide pour désinfecter les mains, dans anti histaminiques, des anti diarrhée, spasfon, aspirines, anti douleurs..... ces médicaments dont ils manquent.
      C'est vrai que lorsqu'on a connu ça on en ressort "lavé de préjugés.
      Je t'embrasse.

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  2. effectivement l’hygiène et le confort sont sommaire, mais cela nous fait voir nos ''trop" d'hygiène et notre confort occidental. On a perdu les repères anciens face au modernisme, comment faisait nos anciens et ancêtres pour l'hygiène et le confort? Je continue ma visite car j'ai pris du retard. bigs bisous

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    1. C'est vrai comment faisaient nos ancêtres?

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Vince "Africantal"