20 janvier 2012

le chateau d'Anjony à Tournemire.

Anjony est une forteresse  martiale qui verrouille la vallée de la Doire.
En fait je crois qu'elle n'a jamais été vaincue.
C'était si facile d'éviter cette vallée qui n'a aucun intérêt stratégique.

 
En fait un haut donjon flanqué aux angles de quatre grandes tours à mâchicoulis. Lorsqu'on arrive par le Sud-Ouest ou du plateau de Girgols on ne voit que cette partie du château.
Plutôt austère il faut le dire.


À proximité,  le corps de bâtiments du XVIIIe siècle  habitation du propriétaire est un bâtiment rectangulaire en basalte à un seul niveau et toiture en lauzes à deux niveaux de lucarnes. Ce logis sévère et gris, renferme des décors raffinés de style Louis XV: parquets, boiseries, cheminées et trumeaux.


  
Malheureusement les propriétaires interdisent les photos par les visiteurs.
Je vous conseille soit de vous déplacer dans notre belle région, soit de les voir sur internet.
En effet je m'interdis de placer ce genre de clichés sur mon blog  alors que  j'aurais pu les prendre moi même.  

Il ne s'agit  que de  la visite du donjon. Nous visitons les salles de gardes, et celles du seigneur ainsi que des pièces situées dans les tours d'angles. On peut y voir entre autre une fresque du XVIe siècle  les Neuf Preux représentant le seigneur du château d'alors, Michel d'Anjony fils de Louis III d'Anjony, et époux de Germaine de Foix.  Ces fresques, réalisées vers 1575, ont été redécouvertes au début du XXe siècle.


Pour la petite histoire, Bernard Johanini, bourgeois d'Aurillac, acquiert en 1351 des droits sur le fief de Tournemire. Il est anobli  en 1360. Il est marié en 1368 avec Marguerite de Tournemire.

Ayant combattu au côté de Jeanne d'Arc, le roi Charles VII l'autorise à construire le donjon médiéval pour défendre le pays environnant vers 1439 malgré le refus du seigneur de Tournemire. De cette construction doit dater le conflit entre les deux familles. Les Tournemire avaient combattu du côté des Plantagenêts 

La décoration de la chapelle sise dans une des tours représente des scènes de la Passion a dû être entreprise après le meurtre par Jean de Tournemire du fils du seigneur du château d'Anjony, curé de Marmanhac, en 1523.

Celui-ci a choisi d'éviter d'aller à l'église. En effet le seigneur de Tournemire avait fait déterrer le corps du curé de l'église paroissiale et jeter devant la porte du château. Cette décoration a probablement été etreprise par Louis III d'Anjony, seigneur du lieu depuis 1526, et frère du curé assassiné par les Tournemire. Il est lui-même décédé peu avant 1557.

 
Le conflit entre les deux familles s'est éteint quand Michel II d'Anjony s'est marié avec Gabrielle de Pesteils, héritière de Tournemire, en 1643.


Le château est  habité. par la famille du  marquis Pélissier de Léotoing d'Anjony.

Plusieurs films ou téléfilms ont été trounés à Anjony:

- dans les années cinquante un "robin des bois modernes" dont je n'ai pas retrouvé la trace sur internet. -
- un épisode "le village maudit" Série LES BRIGADES DU TIGRE.

Eglise de Girgols (intérieur).




Souvenez vous qu'il y a deux ans environs nous avons visité la petite mais charmante église de Girgols dans le cantal. 45° 02′ 21″ Nord        2° 28′ 56″ Est

Dans ce  billet, j'avais reçu le commentaire suivant qui, bien qu’anonyme m'avait beaucoup touché: 
 

J'habite Girgols et j'apprécie votre commentaire . Nous avons , avec quelques amis , amoureux de ce magnifique endroit , créé une Association pour défendre et préserver ce qu'il reste de patrimoine de la commune où , malheureusement , de nombreuses choses ont été détruites dont son four banal, essence même de l'âme d'un village . Ainsi ,comment peut -on être soucieux de ses racines après de telles profanations ? Sans aucun doute par ignorance ou attachement imbécile ! Mais que dire aussi du fleurissement des calvaires transformés en tombes et de la présence au porche de l'église d'un abominable panneau dans lequel vous n'êtes effectivement pas tombé en le dénonçant !
Enfin un dernier mot .
Parmi toutes les merveilles que vous avez évoquées , l'une d'entr'elles vous a totalement échappé. C'est Marie ! notre poétesse honorée, en août 2010 , de la distinction de Chevalier des Arts et des Lettres et dont la maison côtoie l'église qu'elle a très longtemps fait visiter. Ses mille poèmes chantent l'Auvergne et la région et , ne serait-ce que parce-que vous êtes passé à côté de telles perles , il est plus que nécessaire que vous reveniez .



Voilà! je m'étais promis d'y conduire famille et amis et ce fut fait.
Ce site  exceptionnel est  situé entre Marmanhac et St Cernin



Voilà cet horrible panneau d'affichage dégradant le portail à trois voussures!!!
Je déplorais de ne pouvoir visiter l'intérieur.





Et bien ce fut fait au printemps dernier à l'occasion d'une cousinade. 
Nous avons trouvé la porte grande ouverte, tourisme oblige.



Et par les tribunes nous avons pu monter sur le clocher.

On remarque à l'Est,  dépassant à peine des poutres soutenant la toiture, la partie cachée de l'arc triomphal.


Dans le clocher à peigne à deux ouïes nous pouvons voir de très près les deux cloches.



Celle ci est particulièrement ouvragée.

Et bien sûr nous rencontrâmes Marie la poétesse  qui désherbait son jardinet juste derrière l'église, en toute simplicité. 
Nous avons entamé le dialogue mais ne voulions pas accaparer son temps, d'autant que nous avions rendez vous au château d'Anjony pour une visite groupée.
Peut être une autre fois si mon anonyme veut bien se manifester et m'aider dans cette quête.
Alors, je pourrai mettre son nom complet.