Pour les amateurs de cultures et d’humour je recommande le blog de Laurent Tellier un Marmanhacois de coeur.
22 août 2022
03 novembre 2018
Donner des noms aux "rues" ou comment diviser un village.
Si je réveille aujourd’hui mon blog qui était en sommeil, c'est pour mettre en évidence une décision pour le moins arbitraire du conseil municipal de mon village qui divise une bonne partie de la population. Il s'agit de la dénomination des chemins et artères desservant les hameaux de la commune entre eux.
Et le comble c'est que l'équipe municipale a délibérément évité de faire appel aux suggestions de habitants de la commune. Le "comble du comble" est que, je ne sais pour quelle raison, on a voulu féminiser toutes les nouvelles voies de communications et ce en faisant fi de raisonnable. Un travail de sagouin. Personne semble-t-il n'a émis la moindre critique au sein de l'assemblée municipale qui vraisemblablement n'a pas eu elle même son mot à dire. Circulez y a rien a voir.
La dénomination des voies et édifices publics relève de la compétence
du conseil municipal en vertu de l’article L. 2121-29 du code général
des collectivités territoriales.
La compétence du conseil municipal dans ce domaine fait l’objet d’un
contrôle de l’erreur manifeste d’appréciation par le juge administratif.
La dénomination attribuée à une voie ou un édifice public doit être
conforme à l’intérêt public local. À ce titre, l’attribution d’un nom à
un espace public ne doit être ni de nature à provoquer des troubles à
l’ordre public, ni à heurter la sensibilité des personnes, ni à porter
atteinte à l’image de la ville ou du quartier concerné. (CAA Marseille,
12 novembre 2007, ville de Nice, req. n° 06MA01409)
Pour éviter tous types de polémiques, nombre de collectivités donc choisissent la
concertation, et consultent la population d’une façon ou d’une autre en
amont de la décision. Même si rien, légalement, n’y oblige les élus,
cette attitude semble de bon sens, notamment dans tous les cas qui
peuvent prêter à débats. Ce qui n'a pas été le cas ici.
Avec beaucoup de tac et d'intelligence, de nombreuses communes alentour ont conservé ou officialisé les appellations vernaculaires, usuelles, pour respecter les habitudes, l'Histoire des lieux...:
Route des crêtes, chemin du lavoir, carrefour du calvaire (croix des missions) route du Mercadier....
En février 2018 la mission de dénomination a été acceptée par une conseillère municipal non native du secteur, et sans doute pas du cantal. En effet, le manque de sensibilité de cette dernière, le manque de concertation avec la population et une bonne part d’entêtement a produit un panégyrique ""féministique"". Et l’équipe municipale ne semble pas avoir eu son mot à dire. "" J'veux voir qu'une tête ! Rompez nom de dieu"""
Une liste d'appellations dont certaines plutôt fantaisistes est diffusée in fine du bulletin municipal.
Pourquoi ne pas avoir garde ""les camps français" ? Ces lieux étaient pendant la guerre de cent ans le camp des troupes alliées au roi de France dans cette partie du Cantal occupé par les Anglois qui occupaient le château de Roquenatou.
Germaine Tillion ne faisant pas partie de l'Histoire locale, un autre personnage du cru pouvait bien prendre sa place. Ou tout simplement conserver "La Contie" une ancienne communauté religieuse qui a marqué la commune. Ou donner le nom du Chanoine Bonhomme son remarquable Père Prieur. Un homme d'une belle prestance.
Bref....
C'est le hameau d'Aubin qui remporte le plus de suffrage de soutien contre un nom qui souligne le ridicule de la campagne de déculturation du Vernaculaire. Ce sympathique groupe de maisons typiquement montagnard et de stabulations libres est ravalé au niveau de ruelle de lotissement bobo. Et ça ne s'arrête pas là. On aurait voulu ridiculiser ses habitants essentiellement ruraux et fiers de l'être, on n'aurait pu trouver mieux. Et ils l'ont ressenti comme tel.
On les parque rue Coco Chanel. Je plains le fermier qui va devoir résider au n°5. Je vous assure qu'on grince des dents sous les chaumières et on rit sous le manteau au village.
Entre-Deux-Rieux est un groupe de fermes et anciennes fermes et quelques maisons, blotti entre un horrible champ de panneaux solaires, appartenant à un non résident, et une crête qui lui dissimule la vue sur la vallée. A environ 800 ou 900 mètres d'altitude. Pourquoi avoir donc choisi les noms de Florence Arthaud et Camille Muffat deux femmes ""aquaphiles"". Simplement parce que leur mort
commune les a réunies? Elles n'ont jamais nagé ou navigué sur les dits Rieux. Je n'arrive pas à saisir.
PERUEJOULS : Que du pompeux, du prétentieux, du "exotique". Pas un rappel aux célébrités autochtones ou au moins régionales.
Ce hameau rural a désormais le privilège de posséder une rue des plus longues pas loin de deux kilomètres et des moins peuplées de la vallée de l'Authre environ quinze habitations éloignées les unes des autres. Pourquoi avoir donné à cette route qui relie mon village à celui de JUSSAC le nom d'une des reines de France les plus haïes de son temps et des plus contestées par les Historiens? Catherine de Médicis. Passons sur sa moralité.
On aurait pu lui attribuer celui de Marguerite de Valois. En effet cette plutôt sympathique princesse, fille de la précédente a marqué l'Histoire de notre département de ses pas dans les escaliers de la forteresse de Carlas.
Et que vois-je au centre du hameau? L'impasse du ruisseau est bien à plus de cent mètres du "ruisseau du Fau". Là, je ne vois pas!
GIMEL se situ à un kilomètre à la sortie Est du Village. Curieusement un sexisme éhonté et une erreur flagrante sur la vie de Katia Kraft ressort de ces dénominations arbitraires. Je me souviens bien de cette sympathique et enthousiaste vulcanologue qui ne passait jamais à l'antenne sans son non- moins sympathique mari. Jamais on ne parle de l'un sans évoquer ou associer l'autre, d'autant qu'ils sont partis tous les deux ensemble, peut être auraient ils voulu qu'il en fût ainsi.
Mon village doit bien être le seul à isoler Katia dans l’au-delà. Et ça c'est pas bien. Même Macron n'a pas séparé Simone Veil de son mari au Panthéon.
Et bien souvent on lit rue Pierre et Marie Curie sur les panneaux.
MEZERGUES : C'est là que j'habite depuis la mort de ma femme, dans la maison de mes ancêtres.
Bien sûr on ne pouvais pas donner à la "route des basses" ou "route de Pradine" le nom de mon Grand-Père Fernand Prax puisqu'il a déjà sa rue au village. Et une plaque sur le portail de ma propriété.
Mais m'assigner à résidence rue Marguerite Yourcenar! On ne pouvait m'infliger un tel supplice moral. Pour plusieurs raisons.
Je me souviens de ses passages à l'antenne. Une femme souriante mais hautaine. Toute en façade.
En bref cette femme née en Belgique a vécu pratiquement toute sa vie aux USA n'en revenant que pour se faire élire à l'Académie française. Ce qui ne l'empêchera pas d'opter pour la nationalité États-unienne. Elle vivra là bas un parfait amour avec un autre écrivain féminin.
Il aurait été utile d' informer le villageois, comme ça se fait souvent de préciser "née CRAYENCOURT" mais peut être avait elle oublié ou gommé ses racines familiales. Tout ça me la rend indigne d'un chemin de campagne bucolique
Je déplore également qu'on n'ait pas conservé le nom de l'impasse utilisée depuis des lustre. Colette c'est beau mais "la Cantounade" ou "lou Bari", n'était ce pas plus couleur locale? Une néorurale de la mairie s'évertue d'effacer la mémoire de la commune.
fièrement "Les Champs Elysées". Plusieurs personnes de la commune se demandaient où était passé ce panneau. Personne n'avait la réponse. Jusqu'à il y a une quinzaine de jours. Alors que je me rendais chez des amis habitant à St Simon en empruntant un raccourcis je tombais en arrêt. Sur le bord du chemin d'Auriacombe à Velzic il était là! Pris en otage par des gens peu scrupuleux.
J'espère que ma commune va faire rapatrier daredare ce "fleuron" de notre patrimoine. Car je ne pense pas que nos champs Elysées soient une fantaisie, une farce d'un petit plaisantin du siècle passé.
les Champs Élysées,
Champs
Elysiens
ou Elysée. - Partie des Enfers,
où, selon la religion grecque
et la religion romaine, séjournaient
les âmes vertueuses après la mort.
C'était la quatrième division des Enfers, suivant les Grecs,
et la septième, suivant les Romains.
Or il est bien connu que le hameau d'Auriacombe faisait partie du domaine des seigneurs d'Aurillac, le comte Géraud, je crois. Et en ces lieux et aussi à la Croix de Broise voisine ont été découverts naguère des objets, bijoux, fibules ...... Mérovingiennes déposés au musée d'Aurillac.
Pour ces raisons il serait utile de renouer avec l'Histoire locale. Garder ou retrouver les noms d’antan.
Alors pourquoi avoir donnée à la principale voie de communication du hameau le nom de ...............
Madeleine Perey. Une illustre inconnue sortie de l’imaginaire de la dénomination des rues de ma commune. Oui. Cherchez bien sur internet. Cette femme célèbre n'existe pas.
A moins qu'il ne s'agisse de Marguerite Perey
(1909-1975) Chimiste, est connue pour avoir isolé le francium en
1939. Elle est la première femme membre élue correspondante de
l’académie des sciences en 1962 et a participé à la création de labos de
physique à Strasbourg.
Aubespeyre marquera la fin de notre visite. Et là nous touchons du doigt le ridicule de la situation. Le summum dans la stupidité. On n'a pas réfléchi à ce qu'on faisait . On a une idée derrière la tête on fonce.
On avait quatre "rues" à nommer et on n'y a pas été avec le dos de la cuillère. Sans penser aux quolibets et plaisanteries de mauvais goût qui pouvaient en découler. Rappelant par ailleurs que le père LE PEN a la primeur du genre. :
. Rue Simone Veil
. Rue marguerite Duras.
. Impasse du four
. Passage des moulins
Soit dit en passant que la rue du Four ne passe pas devant se dernier. Mais que c'est la rue Duras qui passe devant lui. Et que la rue Simone Veil croise ces deux venelles. Bien sûr on ne peut pas être au four et aux moulins en même temps mais on peut tout de même, sans le vouloir évoquer la jonction des rues Duras-Four qui rejoignent toutes deux la rue Simone Veil.
S,il n'y a plus de moulin à Aubespeyre, il y a toujours sur la place "un travail" restauré par un habitant du hameau. Place du travail. Voila un nom qui aurait bien sonné.
A quoi bon vouloir effacer l'Histoire des pays, gommer les particularités vernaculaires? Cette aseptisation de notre ruralité par des gens qui ne la comprennent pas me révolte au plus haut point.
D'autant que les panneaux ayant été rapidement posés il n'y a guère d'espoir de retrouver nos racines.
Sûrement nous nous en souviendrons aux prochaines élections.
11 août 2016
Lily la courageuse.
Chers amis et amies de Lily
Elle disait :
Il faut dire que notre amie, pour certains elle aura été une confidente, avait une sensibilité et une humanité hors du commun. Elle devait tenir ça de son enfance et de l’éducation qu'elle avait reçue de ses parents adoptifs il me semble me souvenir.
Je l'ai connue par son blog qu'elle tenait minutieusement, l'agrémentant de reportages détaillés sur des villes et édifices religieux que son mari et elle avaient visités. Je me demande comment elle faisait pour l'alimenter. Il y a tant de belles visites à y faire. Nous avions des intérêts communs dans ces visites de chefs d’œuvres du passé et nous avions mis nos pas sur les mêmes sites à quelques années de distances. J'ai même été surpris cet hiver. Sa fille lui avait organisé un séjour sur la côte d’émeraude à Tregastel. Ma femme et moi y avions passé une quinzaine de jours il y a quelques années. Nous nous suivions souvent.
Je l'ai donc connue vers 2007 ou peut être 2008. Elle avait déjà été malade et avait triomphé une première fois de cette saleté de crabe. Nous parlions donc de nos voyages respectifs. De nos enfants et petits enfants. Elle adorait les siens. Ses petites puces. Moi de mes tableaux qui l’intéressaient. Elle me demandait des conseils, me montrait à la webcam l'évolution ses peintures, les corrections apportées. Elle me parlait de ses projets d' aquarelles ou d’acryliques. Elle se défendait bien, Lily.
Lorsque ma femme est morte d'un cancer mal soigné en 2013 (elle venait juste de prendre sa retraite). J'ai abandonné mon blog. Lily a été là. A l'autre bout du fil. C'est elle qui m'a fait découvrir la chanteuse britannique ADEL. Je lui apprenais quelques mots d'occitan.Elle était bien Lily.
Elle qui se disait Athée (elle était peut être bien agnostique en fait) avait une ouverture d'esprit que bien des chrétiens feraient bien d'adopter. Elle aurait pu être bouddhiste, me disait elle. Aussi, elle composait ces sortes de rosaces tibétaines au nom imprononçable et aux couleurs "flashies". Le tout agrémenté de conseils de vie "la joie est en tout. Il s'agit de savoir l'extraire". C'était un ange, Lily.
Et puis elle me parlait de sa maladie sans la nommer; ses améliorations et ses espoirs; les retours en cliniques pour ses soins, ses chimios. "ras la casquette". Mais jamais une larme ou un sanglot dans la voix. Comment faisait elle, Lily?
Et le mois dernier nous avons abordé la sujet de la mort. Elle savait condamnée. Avec ma femme nous n'avions pas pu ou voulu aborder une discussion sur la fin de vie. Manque de courage, peut être. J'en ai été frustré. Lily a été forte. Lily s'est dite rassurée sur le sort de son mari qui serait choyé par leurs enfants. Lily avait prévu l'incinération. Mais Lily ne voyait pas l'utilité de rencontrer un prêtre (ça ne se fait d'ailleurs plus beaucoup). A quoi cela aurait-t-il servi. Lily était une sorte de sainte. Je l'ai admirée, Lily.
Je lui ai demandé si elle voulait me rencontrer avec ma compagne. J'avais senti cela. Elle attendait que je le lui propose. Elle était encore en clinique. Elle préférait nous voir chez elle.Elle m'avait promis d'attendre cet instant pour faire ses adieux à sa famille.
La veille de notre départ je lui laissais des messages qui restaient sans réponses. Ca n'est qu'en fin de journée que mon portable sonnait et qu'une voix masculine, celle de son fils m'annonçait ce que nous redoutions tous.
Je n'ai pas eu le courage de la voir. Je voulais rester sur la Lily vivante et gaie. Oui, elle l'était vraiment malgré ses tourments. Je voulais ce long voyage éclair mais j’étais limité par le temps et souffre d'une côte cassé qui influe sur mon sommeil. J'espère que la famille de Lily me pardonnera ce manquement.
Lily sera incinérée mercredi 17 août à 15h00. Et sa générosité a laissé à son mari la possibilité d'une bénédiction en l'église saint Pierre et saint Paul de Rueil Malmaison à 14h115.
Je penserai fortement à toi Lily. Comme je le fais depuis que tu as quitté ton enveloppe charnelle. As tu remarqué que depuis, une grosse bougie brûle dans la salle de séjour de ma maison? Tu sais? Ce que nous appelons ici une "ayguière" où je place ma crèche de Noël.
Je suis sûr que tu la vois d'où tu es. Allez Lily je te fais de bigs bisous. Chez moi ont dit "té fas un poutou".
Vincent (africantal)
Elle disait :
Demain sera un autre jour et j'irai mieux...je le veux (lol)
Vos réactions sur le profil facebook de Lily nous ont toutes touché.Il faut dire que notre amie, pour certains elle aura été une confidente, avait une sensibilité et une humanité hors du commun. Elle devait tenir ça de son enfance et de l’éducation qu'elle avait reçue de ses parents adoptifs il me semble me souvenir.
Je l'ai connue par son blog qu'elle tenait minutieusement, l'agrémentant de reportages détaillés sur des villes et édifices religieux que son mari et elle avaient visités. Je me demande comment elle faisait pour l'alimenter. Il y a tant de belles visites à y faire. Nous avions des intérêts communs dans ces visites de chefs d’œuvres du passé et nous avions mis nos pas sur les mêmes sites à quelques années de distances. J'ai même été surpris cet hiver. Sa fille lui avait organisé un séjour sur la côte d’émeraude à Tregastel. Ma femme et moi y avions passé une quinzaine de jours il y a quelques années. Nous nous suivions souvent.
Je l'ai donc connue vers 2007 ou peut être 2008. Elle avait déjà été malade et avait triomphé une première fois de cette saleté de crabe. Nous parlions donc de nos voyages respectifs. De nos enfants et petits enfants. Elle adorait les siens. Ses petites puces. Moi de mes tableaux qui l’intéressaient. Elle me demandait des conseils, me montrait à la webcam l'évolution ses peintures, les corrections apportées. Elle me parlait de ses projets d' aquarelles ou d’acryliques. Elle se défendait bien, Lily.
Lorsque ma femme est morte d'un cancer mal soigné en 2013 (elle venait juste de prendre sa retraite). J'ai abandonné mon blog. Lily a été là. A l'autre bout du fil. C'est elle qui m'a fait découvrir la chanteuse britannique ADEL. Je lui apprenais quelques mots d'occitan.Elle était bien Lily.
Elle qui se disait Athée (elle était peut être bien agnostique en fait) avait une ouverture d'esprit que bien des chrétiens feraient bien d'adopter. Elle aurait pu être bouddhiste, me disait elle. Aussi, elle composait ces sortes de rosaces tibétaines au nom imprononçable et aux couleurs "flashies". Le tout agrémenté de conseils de vie "la joie est en tout. Il s'agit de savoir l'extraire". C'était un ange, Lily.
Et puis elle me parlait de sa maladie sans la nommer; ses améliorations et ses espoirs; les retours en cliniques pour ses soins, ses chimios. "ras la casquette". Mais jamais une larme ou un sanglot dans la voix. Comment faisait elle, Lily?
Et le mois dernier nous avons abordé la sujet de la mort. Elle savait condamnée. Avec ma femme nous n'avions pas pu ou voulu aborder une discussion sur la fin de vie. Manque de courage, peut être. J'en ai été frustré. Lily a été forte. Lily s'est dite rassurée sur le sort de son mari qui serait choyé par leurs enfants. Lily avait prévu l'incinération. Mais Lily ne voyait pas l'utilité de rencontrer un prêtre (ça ne se fait d'ailleurs plus beaucoup). A quoi cela aurait-t-il servi. Lily était une sorte de sainte. Je l'ai admirée, Lily.
Je lui ai demandé si elle voulait me rencontrer avec ma compagne. J'avais senti cela. Elle attendait que je le lui propose. Elle était encore en clinique. Elle préférait nous voir chez elle.Elle m'avait promis d'attendre cet instant pour faire ses adieux à sa famille.
La veille de notre départ je lui laissais des messages qui restaient sans réponses. Ca n'est qu'en fin de journée que mon portable sonnait et qu'une voix masculine, celle de son fils m'annonçait ce que nous redoutions tous.
Je n'ai pas eu le courage de la voir. Je voulais rester sur la Lily vivante et gaie. Oui, elle l'était vraiment malgré ses tourments. Je voulais ce long voyage éclair mais j’étais limité par le temps et souffre d'une côte cassé qui influe sur mon sommeil. J'espère que la famille de Lily me pardonnera ce manquement.
Lily sera incinérée mercredi 17 août à 15h00. Et sa générosité a laissé à son mari la possibilité d'une bénédiction en l'église saint Pierre et saint Paul de Rueil Malmaison à 14h115.
Je penserai fortement à toi Lily. Comme je le fais depuis que tu as quitté ton enveloppe charnelle. As tu remarqué que depuis, une grosse bougie brûle dans la salle de séjour de ma maison? Tu sais? Ce que nous appelons ici une "ayguière" où je place ma crèche de Noël.
Je suis sûr que tu la vois d'où tu es. Allez Lily je te fais de bigs bisous. Chez moi ont dit "té fas un poutou".
Vincent (africantal)
14 novembre 2015
Ami entends tu les cris sourds du pays...................
Depuis longtemps de nombreux lecteurs me demandaient ce que devenait mon blog. Pourquoi je le délaissais....
En fait ma nouvelle vie (une nouvelle compagne après quelques moi de veuvage), le travaux dans maison.... J'avais tant à faire.
Et voilà que ce matin, sur le chat d'un jeux dont je suis devenu geek (adicte) deux amies discutaient des évènements de la nuit. Et c’est en ouvrant la radio que je tombais sur l'info.
Comment en sommes nous arrivés là?
En fait ma nouvelle vie (une nouvelle compagne après quelques moi de veuvage), le travaux dans maison.... J'avais tant à faire.
Et voilà que ce matin, sur le chat d'un jeux dont je suis devenu geek (adicte) deux amies discutaient des évènements de la nuit. Et c’est en ouvrant la radio que je tombais sur l'info.
Une nouvelle fois le monde musulman s'en prenait à la civilisation occidentale, aux valeurs qui sont les nôtres, à nos libertés, à tout ce qui fait que la France est la préférée des destinations touristiques.
Sous mes yeux hagards les parisiens apportaient leurs témoignages sur les carnages, la détermination des tueurs de liberté. Et une femme témoignait le l'ambiance parisienne à cette heure matinal: "On entends les mouettes sur la Seine". Preuve en est que les
assassins avaient même tué les bruits de la ville lumière.
Les entrées massives de migrants sur notre continent avec l'aval enthousiaste de nos présidents-bisounours ne sont certainement pas étrangères à ces crimes contrez l'humanité. Bien sur l'organisation DAHECH a brouillé les pistes en revendiquant dans un français académique ces tueries. Et nombre de ressortissants nationaux se mêlent dans ses rangs, formant une 5ème colonne. La masse de ces jeunes hommes athlétiques, dynamiques et sportifs aurait du attirer leur attention. D'autant que nombre d'entre eux se présentait en célibataires.
Lors de ces invasions (je maintiens le terme) je ne pouvais m'empêcher de penser à la guerre de Troyes. La masse des envahisseurs aux portes de la ville et les habitants assiégés qui font entrer dans les murs le célèbre cheval de bois qui sera leur perte. Nous en sommes bien là malgré les négations des bobos gochos.
Circulez, y a rien à voir nous disaient les européistes cons-vaincus. "Ce sont des pauvres gens chassés par la guerre, qui demandent un droit d'asile".
Sauf que nous étions prévenus. Cette guerre nous l'avons laissée s'établir dans le pays d'un dictateur qui était indigne de discuter avec nous.
L'occident a la mémoire courte. L'exemple des talibans armés par les USA n'a pas marqué les esprits des politiques qui préfèrent les cahots moyenâgeux aux pays vraiment gouvernés. Après Sadam Hussein, Khadaffi et la clique Trabelsi, ils voulaient déboulonner sans coup férir l'indigne docteur Bachar el Assad.
Avez vous remarqué que notre nain-pitoyable président s'évertue
consciencieusement de prononcer DASH le nom de notre agresseur ? Ca
frise le trouble obsessionnel compulsif.
Il en devient ridicule. Ça n'est pas en déformant ce nom qu'il va vexer les barbares et les contraindre à rendre les armes. Justement. En attendant les barbares on doit lessiver ce gouvernement collabo.
Il n’empêche que "le problème" pourrait bien être la solution, n'en déplaise à notre sempiternel et omniprésent président.
Si nos parisiens peuvent aujourd’hui entendre les mouettes de la Seine, il y a quelque chose qui m’assourdis.
Il en devient ridicule. Ça n'est pas en déformant ce nom qu'il va vexer les barbares et les contraindre à rendre les armes. Justement. En attendant les barbares on doit lessiver ce gouvernement collabo.
Il n’empêche que "le problème" pourrait bien être la solution, n'en déplaise à notre sempiternel et omniprésent président.
Si nos parisiens peuvent aujourd’hui entendre les mouettes de la Seine, il y a quelque chose qui m’assourdis.
J'entends moins les bons bobos gauchos de la Charlytude bien pensante de janvier. Où sont ils donc ces troupeaux bêlants de l'amitié entre les peuples et du PADAMALGAM à haute dose.
Mais je n'entends absolument pas (encore une fois) nos "amis" musulmans protester contre les massacres de cette nuit. Pas un mot. Pas une attitude de repentance-compassionnelle commis par leurs coreligionnaires belliqueux. Preuve en est que les 6 millions de nos anciens coloniaux qui vivent à nos crochets dans nos murs ne comptent pas donner leur opinions. Et surtout ne pas stigmatiser les noyaux durs de l'islam qui peu à peu grignote l'Europe.
Je suis même prêt à parier que ceux-là même qui vous côtoient et se disent intégrés ne lèveront pas le petit doigt lors du grand remplacement, du grand égorgement, je devrait dire. Et ce moment est proche. Je le crains.
Mais voilà! Depuis qu'on leur dit que la 5ème colonne est en place, ils ne veulent pas en entendre parler. Peste verte est là. Les loups sont entrés dans Paris.
Mais voilà! Depuis qu'on leur dit que la 5ème colonne est en place, ils ne veulent pas en entendre parler. Peste verte est là. Les loups sont entrés dans Paris.
Je plains nos descendants. Que Dieu (le mien) protège l'occident.
21 janvier 2015
Moi aussi on m'attaque.
Vous vous souvenez qu'en 2013 Alors que ma femme vivait ses derniers moments de vie, deux trolls m'avaient pourri la vie pourtant j'avais d'autres chats à fouetter.
Eh bien ça recommence : Injures ordurières... Une juive berlinoise mariée avec un africain si je me souviens bien. J'ignore toujours les raisons de son harcèlement. Une grande malade certainement.
C'est la raison pour laquelle je laisse fermée la possibilité de poster des commentaires.
Eh bien ça recommence : Injures ordurières... Une juive berlinoise mariée avec un africain si je me souviens bien. J'ignore toujours les raisons de son harcèlement. Une grande malade certainement.
C'est la raison pour laquelle je laisse fermée la possibilité de poster des commentaires.
17 janvier 2015
Chassez le naturel..................
NON!!!
Pourtant!
Comme beaucoup d'entre vous lorsque j'ai entendu la nouvelle, j'ai lancé "Non pas Cabu!!! Pas Bernard Maris!!!Pourtant c'était vrai. Un commando de connards islamistes venaient de mettre fin aux jours de plusieurs humoristes de CHARLIE HEBDO. Les témoins et amis des disparus déclaraient unanimement :
ILS ONT TUE DES GENTILS!!!!
Les français ont été nombreux à se rassembler sous la même bannière.
Des gens qui n'ont même jamais lu cette parution.
Certains réprouvaient pourtant ce qui y était dit.
Même dans ma propre famille je l'ai vue.
Pourtant, bien que j'appréciais fort CABU pour ses dessins et son humour (pas toujours de très bon goût) je ne suis pas entré dans le troupeau bêlant des bobos clamant la non responsabilité de l'islam dans ces massacres.
Je le confirme :
NON!!!
Ca n'est pas une question d'orientation politique. C'est une question de principe. Cette parution limite torche cul, tout juste bon pour allumer le feu dans mon cantou qui clamait haut et fort son esprit d'ouverture, de tolérance affichait clairement son antimilitarisme, sa haine viscérale envers la police et l'ordre en général.NON!!!
Elle avait tout de même accepté un policier dans ses murs pour la protéger des humeurs assassines qu'elle avait provoquée, à juste titre je l'avoue.
Et trois d'entre eux sont tombés au champs d'honneur pour expier les sorties de CHARLIE.
Or lors des obsèques des victimes, que je ne suivais pas à la télé. J'ai eu la désagréable confirmation de mes sentiments à l'égard de CHARLIE. Le dessinateur Luz qui semble être le légataire universel du torchon se livrait à un discours déjanté à la cérémonie en mémoire de Charb. Et les bobos-gauchos et ministres socialos approuvaient les âneries déversées :
"Tu détestais la guerre, mais pour toi, il fallait bien dessiner les uniformes et les armes. Pour dessiner les cons, il faut être très précis", a-t-il déclaré. En faisant un amalgame sur tout ce qui porte l'uniforme et une arme.
Faut il être tolérant à ce point pour dire de pareilles horreurs alors que des forces de l'ordre ont été ovationnées quelques jours plus tôt? Alors que certains d'entre eux ont versé leur sang pour défendre la liberté de la presse?
Je dois avouer là, que les terroristes ont bien tués les gentils. Celui là, même s'il ne méritait pas le sort de ses copains peut vraiment être qualifié de méchant. De bête et méchant.
Monsieur Luz!
Vous qui aimez les mots orduriers je vous le dis!
Vous êtes un trou du cul.
15 décembre 2014
Le Cambodge - le temple de Ta Prohm.
Tout
d'abord je précise à mes amis cambodgiens qu'ils peuvent traduire mon
texte en Khmer e utilisant le module situé en haut à droite de mon blog.
Il suffit de choisir la langue sur le déroulant.
First of all I specify to my Cambodian friends that they can translate my text into Khmer using the module situated above on the right by my blog. It is enough to choose the language on unwinding it .
ដំបូង ខ្ញុំសំដៅលើមិត្តភ័ក្ត្រកម្ពុជា របស់ខ្ញុំដែលអាចបកប្រែអត្ ថបទរបស់ខ្ញុំជាភាសាខ្មែរ ដោយប្រើប្រាស់អក្សរនៅស្តាំដៃខា ងលើ។ វាគ្រប់គ្រាន់ក្នុងការជ្រើសរើ សភាសា៕
Translation in Latin:
Dom Bong knhom Sam dao ler mit pheak Kampuchea ro boas knhom dae arch bork pre art ta bot ro boas knhom Chea pea sar khmer doy bre bras art sor khang sdam dai. Vea kroup kran knoung ka chres res Phea sar.
L'Ecole Française de l'extrême-orient a choisi de le laisser en état pour monter un exemple de ce qui a été découvert au XIXème siècle. Ici, à l'entrée, un dépôt de pierres récupérées ça et là.
Ici, derrière ce fromager géant, un autre arbre a été consolidé, à l'aide d’échafaudages en bambous (spécialité asiatique) pour qu'il ne s’effondre pas sur les ruines.
Ce ficus est très prisé des touristes asiatiques qui posent en faisant le V de la victoire.
Il faut presque prendre un ticket pour immortaliser la dentelle de son système racinaire aérien. Prendre son mal en patience.
First of all I specify to my Cambodian friends that they can translate my text into Khmer using the module situated above on the right by my blog. It is enough to choose the language on unwinding it .
Translation in Latin:
Dom Bong knhom Sam dao ler mit pheak Kampuchea ro boas knhom dae arch bork pre art ta bot ro boas knhom Chea pea sar khmer doy bre bras art sor khang sdam dai. Vea kroup kran knoung ka chres res Phea sar.
Ta Prohm. Pour moi c'est le plus authentique.
C'est un des principaux monastères de Jayavarman VII (XII - XIIIème siècle).
Le site a été maintenu dans un état de négligence apparente qui lui donne un air romantique.
Malgré le temps et la végétation, certains bâtiments sont en assez bon état.
Même si certaines pierres sont passablement de guingois.
Cependant, quelques parties de l'édifice sont en partie restaurées avec sobriété.
Surtout pour éviter la ruine complète.
Les fromagers géants (celba pentandra) et les Ficus religiosa responsables du délabrement des constructions sont maintenant les garants de leur stabilité.
Un Légo d'un autre âge. Où les enfants jouent. Mon fils et sa compagne Khmère.
Souvent on se demande comment ça peut tenir.
Dans ces visites on s'attend à voir surgir Baghera ou Balou.
Les arbres soutiennent les monuments et les étais soutiennent le tout.
Seuls les végétaux ont le droit de grimper.
On retrouve toujours les motifs vus sur le temple d'Angkor
De nombreuses tours semblables à celle-ci "tiennent" encore debout.
Grâce aux ficus.
Et aux fromagers séculaires.
Certains se comportent, il faut le dire, de façon bien cavalière.
D'autres abritent dans leur frondaison des colonies d'abeilles sauvages.
A cette saison (mars) les arbres sont en partie dépouillés à cause de la chaleur et du manque d'eau. Mais la mousson ne va pas tarder.
Sans commentaire.
Leurs racines font penser à de puissantes mains géantes.
Difficile de prendre des photos avec les touristes.
Faut faire avec.
Ici, derrière ce fromager géant, un autre arbre a été consolidé, à l'aide d’échafaudages en bambous (spécialité asiatique) pour qu'il ne s’effondre pas sur les ruines.
Un des rares Nâga en bon état sur le site.
La terrasse du Gopura oriental III.
Ici on tente le tout pour le tout.
Un des bâtiments les mieux conservés.
La police touristique veille au grain.
J'ai comme l'impression d'être suivi.
Là on a mis le paquet.
Ce ficus est très prisé des touristes asiatiques qui posent en faisant le V de la victoire.
Il faut presque prendre un ticket pour immortaliser la dentelle de son système racinaire aérien. Prendre son mal en patience.
Non! Ca n'est pas le serpent Khâ mais une racine bien portante.
Mais la nature a toujours le dessus.
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