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16 janvier 2007

le perdreau et la perdrix royale.

Je m'étais ébaubis devant un poème de Marie.L sur son blog http://marielhs.blogspot.com . Aussi, avec sa permission tacite, je me suis permis d'imaginer une suite à son travail dont je ne vous livre que le début et la fin. j'espère qu'elle ne me taxera pas de plagia.

Un perdreau amoureux d’une caille en goguette
Perdit dans l’aventure illusions et mirages
qu’il eût pu préserver si au lieu de courbettes
Il s’était hasardé à être un peu plus sage.

Le perdreau tout contrit, reprit la clef des champs
Pensant qu’une faisane dirait “ainsi-soit-il »
A ses salamalecs aux relents indolents
On ne l’a jamais su... Vers quels cieux vola-t-il ?

Si Mariel me permet de taquiner la Muse
en répondant ainsi à son bel odelet
sur le perdreau contrit qui évita la buse
afin de devenir un fier gallinacé
je vous prie de ne voir en cette fabulette
le regard ou l'avis d'un expert néanmoins,
les acteurs d'ici bas, ce ne sont que des bêtes
Mais ils n'en ont pas moins les aspects des humains.



SUITE DES AVENTURES DU PERDREAU ECONDUIT.


Un perdreau amoureux d’une caille très sage
Fut par elle éconduit et dû ronger son frein
Il fit donc son ballot pour partir en voyage
Envisageant passage en bassin parisien.

Perdreau prenant son vol, partit tel une balle.
Se dirigeât au sud et par des bonds successifs,
Il atterrit un jour au centre d’un massif
De bois et de guérets où vit Perdrix royale.





La Reine des sous bois qui rentrait de voyage
Venant de visiter le pays de Mao
L’entendit dans sa cour présenter ses hommages
A toutes ses servantes et avec grand brio.

Elle sonnât le rappel de sa garde d’honneur
Le petit rondouillard, qui commandait la troupe,
Montât sur ses ergots, accroissant sa hauteur
Le priât de partir en menaçant sa croupe.

Un crâne dégarni n’ayant pas eu loisir
De voir couronnement de toute sa carrière
Lui dit d’un ton hautain, « c’est à toi de choisir
Entre la corde au cou ou mon pied au derrière ».



Un grand brun ondulé qui était beau parleur
Lui prédit sans détour la perte de sa gloire
Si le perdreau voulait il garderait honneur
En prenant son envol et partir sans histoire.

Enfin le plus dodu, ayant vu Gengis Khan
Par ses sages conseils proposât un marché.
« Tu n’es pas de lignée pour figurer aux bans
A elle tu te soumets ou changes de contrée. »


Perdreau retournât auprès de sa famille.
Il allât s’enquérir chez l’outarde, au sérac.
« Ne suis-je pas taillé pour ce trône qui brille ?
« Tu n’es que coquelet » lui dit ’il tout de trac.

Tu dois te mesurer à toute la volaille
Et ne point de fixer des idéaux réduits.
Je te propose donc une rude bataille
Ou les coups les plus bas seront même permis.

Perdreau s’entraîna donc à des joutes vocales,
et se fit adouber par le clan des aînés.
Il revint provoquer notre perdrix royale
Ils se mirent d’accord pour duel sur le pré.

Le combat est prévu, au printemps, en avril.
Les deux belligérants aiguisent leurs couteaux.
Je vous raconterai, c’est promis, les babils
Déboires et succès de ces deux tourtereaux .

Images google.

07 décembre 2006

Titus et bérénice

Cet amour est le symbole de la destinée cruelle qui frappe deux amants mais derrière cette apparence se cache une implication politique.

Bérénice est l’arrière petite fille d'Hérode le grand et fille d’ Hérode Agrippa 1er. Elle appartient à la famille royale qui a gouverné en Judée au 1er siècle avant notre ère.

C’est en 67, alors que Vespasien est en Galilée qu’elle rencontre Titus alors qu’elle cherche d’aider son frère, Hérode Agrippa II pour se rapprocher des Romains. Elle est très belle et ses actions politiques impressionnent Titus. Il tombe sous le charme de la Reine Juive.

Dès l’avènement de Vespasien, leur liaison est officielle mais devant la désapprobation du peuple, Bérénice reste en Judée lors du retour de Titus à Rome car son père l’a persuadé qu’elle mettrait en péril l’installation durable de leur dynastie mais en 75 Bérénice vient avec son frère à Rome et devient officiellement l’épouse de Titus. Ils sont la cible des critiques. Les Romains entretiennent depuis toujours une méfiance à l’égard des juifs habitant la Ville. Ils ont peur également que Bérénice soit une autre Cléopâtre dont ils gardent un mauvais souvenir. Ils ont l’impression que Titus veut se rapprocher de l’orient.

Par respect envers la volonté du peuple, il va renvoyer Bérénice malgré lui et malgré elle en Judée.



Alors que la saison enflamme nos jardins
Et nos cœurs alanguis battent à l’unisson
Ton front comme le mien s’argente avec l'âge.
Ton regard est perdu, mes yeux cherchent le tien
Aux profondeurs azurs de lointains paysages
Que nous vîmes tous deux alors que nous étions
Esseulés, morfondus, et brisés de chagrins.


Les frondaisons dorées, et leurs tapis de mousses
Nous choient de leur cocon, assourdissent nos pas.
Les brumes de l’automne nous cacheront des spectres
La frayeur, les remords, les souvenirs nous poussent.
Tous deux nous les fuyons jusqu’à notre trépas
Nous nous fondrons enfin en ce décor champêtre.
Les nuits entre tes bras me sembleront bien douces.


Et sous les nues d’octobre nos plumes s’enhardissent
Elles tissent un linceul qui nous recouvrira
Une cape de mots, un manteau de langueurs.
Fuyant toujours plus loin au tréfonds des abysses
Notre course effrénée un jour se finira.
Et comme tu le sais, reviendra le bonheur.
Mais, je serai Titus, tu seras Bérénice.



Photos prises sur le site de wikipédia.

01 novembre 2006

EVOLUTION D'OCTOBRE

Couleurs cuivrées des arbres qui s'endorment.
Et des teintes enflammant mes massifs arbustifs.
Je vais par mon labeur les remettre en forme.
Avant que ne reprenne le zéphyr gélif.

Les vendanges sont faites. Le vin est au tonneau
et la vigne se pare de couleurs de joyaux.
La forêt se couvre des ses parures d'ors.
Et le fond de notre âme est noyé de remords.


Et la faune elle-même a perdu sa vigueur.
Les oiseaux des campagnes se terrent et les couleurs,
des robes, des pelages, se fondent à nos yeux.
Et les nuages noirs envahissent les cieux.

Et d'autres sont partis sous d'autres paysages,
sous d'autres contrées où ils font des ramages,
pour d'autres amoureux, et pour d'autres poètes
et même des chasseurs qui harcèlent ces bêtes.



Toi aussi tu as fui, tu t'en vas. Tu es lasse.
Peut être verras tu ces vols d'oiseaux qui passent.

25 octobre 2006

TU ES PARTIE.


Tu es partie, ma dame, pour la fin de semaine.
Le quartier s‘est éteint, et mon âme est en peine
Ta maison aux murs ocres semble s’être endormie
Ses colombages ont arrêté leur éternelle farandole
Autour de ta maison. Plus un ne caracole.
Les volets se sont clos, et lors des insomnies
Je passe des heures auprès de ma fenêtre
A voir si tu es là : Tu es rentrée, peut être.

Une clarté m’alerte. Est-ce que tu là ?
Ou sont-ce des reflets, sur les pavés luisants
Sur le sol de ta cour, des rayons de la lune ?
Qu’est-ce ? J’entends des pas. Hélas, ce n’est pas toi
Encore une infortune. Ce n’était qu’un passant,
Je me fais des raisons mais n’en trouve aucune
Tu seras là demain. Demain le quartier renaîtra.
Samedi, rien du tout. Dimanche tu reviendras?

La ruelle est muette. La vie est suspendue.
Bientôt tout renaîtra. Tu seras revenue.
Le chat de la voisine est entré dans ta cour.
Il épie les oiseaux. Et jusqu’à la fin du jour
Je le vois surveiller tes belles tourterelles
Qui roucoulent pour toi de tendres ritournelles.
Sous quel ciel es tu ? Ou bien sous quel orage ?
Ne voyons nous tous deux que les mêmes nuages ?

La ruelle t’attend. Moi aussi. Je tempête
Je fais des vas et viens. Le désespoir me guète.
Le jour est pis encore. Je rumine mes maux.
Les volets toujours clos me cachent tes rideaux
Adieux gaies polonaises, adieux joyeux rondos
L’air n’est plus empli par les airs de piano
Que tu jouais pour moi et pour le voisinage,
Que l’on pouvait ouïr du centre du village.

La bas tu es heureuse et avec tous les tiens.
Tes enfants te chérissent. Leurs enfants aiment bien
te regarder sourire et redoutent le jour,
où tu repartiras les privant de l'amour,
des feux de ton sourire, de tes paroles tendres.
Mais tu dois revenir. Je suis las de t'attendre.

Ce soir j’attends toujours que tu sois revenue
Demain tu seras là. Demain, déjà est là
Aujourd’hui c’est lundi, et depuis ma fenêtre
Je surveille encore le calme de la vue.
Tes volets sont ouverts. Ils me tendent leurs bras.
Et je vois ta maison heureuse de renaître.
Soudain tu apparais. Tu es là. Je jubile.
La gaîté aujourd’hui a envahi la ville.

20 octobre 2006

ROLLA

Le poème que j'ai composé est la description
d'un tableau exposé au musée des beaux arts de
BORDEAUX.

Il a été inspiré par une oeuvre d'un auteur
Français romantique ( que je n'ai jamais lue).
Si par hasard mon texte étais similaire à celui
auquel je fais référence. Signalez moi le et
pardonnez moi. J'ignorais cela lors de ma
composition.

Je vous demande de me dire qui est l'auteur du
tableau décrit et qui l'auteur de l'oeuvre littéraire.
ce tableau est d'une rare beauté.

J'attends vos réponses.


La chambre se réveille, et au petit matin
Rolla quitte sa belle, la toise l’air hautain.
Pendant que lui, s’habille elle est abandonnée
Noyée dans les délices de la nuit passée.

Il est à la fenêtre ouverte donnant sur le boulevard
Au loin le jour se lève, sur des ocres blafards.
Va-t il la rejoindre dans le creux du grand lit ?
Qu’importe, elle sommeille et ne rêve qu’à lui.

Sa peau laiteuse est belle, éclairée pas les feux
De l’astre qui inonde la pénombre du lieu.
Sa jambe gauche pend à l’extérieur des draps
La droite mi-fléchie nous cache ses appâts.

Sa poitrine est offerte à qui veut la saisir
Ses courbes de déesse ne peuvent pas mentir,
La nuit a été longue. Et ses cheveux défaits
Sur la soie en témoignent, Marion est épuisée.

Sa chevelure rousse ruisselle sur son bras
Replié sous sa tête alors que l’autre, las,
Est étendu vers l’homme qui va bientôt partir
Marion la courtisane ne peut pas le saisir.

Elle dort de tout son être et ne peut voir Rolla.
Son visage en peine ombre, ses lèvres de grenat
Et ses paupières closes : Marion est usée.
Par leurs ébats, leurs jeux au cours de la nuitée.

A droite dans la chambre, sur un fauteuil crapaud
Et sur le sol épars, mêles tel un château,
Un haute de forme triste, les jupons de satin,
La canne du dandy en un amas malsain.

Les bijoux de la nymphe, brillent de mille feux
Des perles et des bagues, des colliers et un noeud
Sur la tablette claire d’un guéridon discret
Sous la lampe d’opale qui connut leur secret.

Il est prêt, il se meut, il traverse la chambre
Et puis, a pas feutré, voit son corps qui se cambre
Rolla doit la quitter, continu son chemin,
Rolla a décidé, il ne lui dira rien.

18 octobre 2006

TANGONEONS





Quand les bandonéons nous soufflent leur tendresse
Et que tous regards se retournent vers nous
Je croise ton regard, je frôle tes genoux
Ton corps contre le mien se traîne avec paresse.


Je perçois le tempo de ton cœur affolé
Son rythme s’alangui, suit le son des violons
Tes yeux mi clos s’affolent sur la boule au plafond
Et tes reins son tendus dans un torride excès.


Les bêlements de l’argentin ne se font plus entendre
Et tandis que de nous, tous les regards s’enfuient
Tous le poids de ton corps qui semble se détendre
Est porté par le mien jusque vers la sortie.


Mais comme a regret notre couple s’avance
Au centre du parquet tu fonds entre mes bras
Notre lutte n’est plus même pas une danse
Et c’est en combattant que le bal finira.


La moiteur de tes flancs, la chaleur de tes lèvres
Et tes cheveux de jais défaits et ruisselants
Ressemblent une mer que l’orage soulève
Et notre barque frêle file vers les brisants.


Tu te glisses sous moi, comme un roc sous l’épave
Et les bandonéons assourdissent nos pas
Nos corps ne font plus qu’un, nos bras ne font qu’un mât
Qui tangue sur les flots au rythme de l’étrave.




Et la boule d’argent pour nous poursuit sa course .
Nous ne somme que seuls sur le parquet luisant
Ton regard et fixé au loin sur la grande ourse
A l’horizon se lève une lune d’argent.

16 octobre 2006

FUITE



Alors que la saison enflamme nos jardins
Et nos cœurs alanguis battent à l’unisson
Ton front comme le mien s’argente avec l'âge.
Ton regard est perdu, mes yeux cherchent le tien
Aux profondeurs azurs de lointains paysages
Que nous vîmes tous deux alors que nous étions
Esseulés, morfondus, et brisés de chagrins.


Les frondaisons dorées, et leurs tapis de mousses
Nous choient de leur cocon, assourdissent nos pas.
Les brumes de l’automne nous cacheront des spectres
La frayeur, les remords, les souvenirs nous poussent.
Tous deux nous les fuyons jusqu’à notre trépas
Nous nous fondrons enfin en ce décor champêtre.
Les nuits entre tes bras me sembleront bien douces.


Et sous les nues d’octobre nos plumes s’enhardissent
Elles tissent un linceul qui nous recouvrira
Une cape de mots, un manteau de langueurs.
Fuyant toujours plus loin au tréfonds des abysses
Notre course effrénée un jour se finira.
Et comme tu le sais, reviendra le bonheur.
Mais, je serai Titus, tu seras Bérénice.

12 octobre 2006

MES POEMES


D'aucun me posent la question.
Les deux poèmes pestilence et musulmane sont ils de moi ?
Je réponds oui.
Il est vrai que je ne me connaissais pas la capacité d’en faire.

C’est en surfant de blogg en blogg que ça m’est venu. Ciel !
En début de semaine je suis tombé sur le blogg de Mariel
Intitulé « mon asile poétique ». Pour moi petit fils de poète
Je suis tombé devant la beauté classique de ses odelettes.

J’ai compulsé son « profil » pour savoir qui elle était.
C’est comme ça, je suis curieux. Ha ! la curiosité !
Il n’y avait pas sa photo : juste une fenêtre.
Par laquelle on voyait ses yeux respirant le bien être.
Je n’ai pu résister à faire MUSULMANE. Pas du tout érotique.
Répondre à son phrasé en joutes poétiques.

Ho ! Je ne lui ai pas envoyé la totalité. Des strophes, seulement.
Elle m’a répondu : « On dirait du Théophile Gauthier, vincent ».
Je vous le dis, j’étais content. Pas crâne. Satisfait.
Pourtant je vous l’affirme. Ces poèmes, c’est moi qui les ai faits.
Depuis, je joute avec elle. Certains bloggeurs, ça les amuse,
Donnent leurs impressions. Pensent ils qu’elle est ma muse ?

Et puis hier, le fils de mon cousin a lu ma « musulmane ».

Et il m’a dit « très bien » et m’a transmis un des ses poèmes,
composé quelques années auparavant. Quand même !
Un très joli poème sur sa vallée bretonne. Une beauté pure
Très fin, très bucolique. Le poème parfait. Une ode à la nature.

De ma plume critique, plutôt de mon ordinateur.
Il a fallu que je lui rétorque, (avec peu de labeur).
Un pamphlet satyrique contre les pollueurs.
Contre ceux qui abîment tous nos beaux paysages
Ceux qui se débarrassent : déchets de leurs garages ;
Frigos, ordinateurs et puis lave-vaisselles.
Et contre ces effluves qui montent des « poubelles »
que sont devenus nos rives, nos étangs, nos ruelles.

Il me pardonnera, j’espère ma réponse.
Sinon la poésie, moi, j’y renonce.

Pourtant en digne petit fils du célèbre poète du cantal
Fernand PRAX, je me devais de suivre sa ligne
et de taquiner la muse. Et pour ce sport cérébral
Pépé je de le jure me montrerai digne.

11 octobre 2006

pestilences.


Village abandonné au sein de la verdure.
Le ruisseau de jadis est encombré d'ordures.
La renouée du japon a envahi tes bords.
Et tes eaux maintenant ont des relents de mort.

Des frigos par ici, et des fauteuils pas là
Où est il le vallon que j'aimais autrefois.
Tes berges où je pêchais sont couvertes d'ortie
Il n'y a plus de goujon tout au fond de ton lit.

Un sommier à ressort plus loin te fait barrage.
Tu sembles le dépôt de notre seul garage
Et l'huile de vidange serpente entre les joncs
Où donc est la rivière où se mirent nos monts.

Un jour, il certain d'aucun t'ont nettoyé
Mais a nouveau les gens y vident leurs éviers.
Tes flots nauséabonds qui coulent vers la mer
Vont traverser des lieux où tout devient désert

La vie que tu donnais ne se répandra plus.
Engrais et pesticides ont dégradé ma vue.
Même la libellule et le gai papillon
Ne viennent butiner au creux du frais vallon.

10 octobre 2006

MUSULMANE


Moi qui de ton visage, ne peux voir que les yeux je voudrais, si je l'ose, avant de venir vieux
de tes pommettes roses et ton menton gracieux redessiner les galbes pour les caresser mieux.

Tu me caches tes formes d’un long caftan moiré. Un saroual t’évapore jusqu’au bout de tes pieds. Un haïk t’emprisonne pour ne point attiser la passion des hommes et ne point succomber.




Et lorsque que tu m’épies de ton moucharabieh, je vois tes yeux de biches aux longs cils recourbés qui versent sur tes joues des perles de rosée. Sous les rayons de lune on en voit les reflets.

Ce soir mon odalisque loin du regard des tiens qui jugent ton offrande à un chien de chrétien comme un offense digne de foudres d’assassins je déferai alors ta prison de satins.



Allongés sur ta couche nous unirons nos mains Sur la soie de tes courbes, le marbre de tes seins, de ma bouche gourmande j’en suivrai le dessin et ferai de ma paume, le plus doux des desseins

Et si tu veux ma brune lorsque le soir venu au coin de l'âtre fauve, lorsque nous serons nus, que les bruits du harem, enfin se seront tus nous ferons de ce monde un havre de vertu.


vincent