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08 août 2010

Blog en panne sèche.

Bonjour à toutes et tous et merci pour votre fidélité. 

Vous avez constaté que depuis quelques temps mon blog est en situation plus que statique. 

Ca n'est pas par manque de sujet ou d'imaginations mais tous simplement du au fait que Bloger me joue un sale tour. Depuis mon retour de vacances je tente désespérément de placer des photos sur AFRICANTAL.

Rien n'y fait. Le chargeur de photo Picasa patine cinq ou dix minutes puis m'indique en anglais technique que l'opération a échouée à cause d'un problème de saturation (je crois).

On semble m'indiquer que si je veux plus de stockage je dois payer. Encore payer. 

Si vous pouvez m'indiquer comment résoudre mon problème, tous vos avis seront les bienvenues. 

Merci d'avance et à bientôt.  
.

Hello dear readers and thank you for your loyalty.

You noticed that for some time my blog is in situation more than statics.

That is not due to the lack of subject or of imaginations but all simply of in the fact that Bloger plays me a nasty trick. Since my back from holidays I try desperately to place photos on AFRICANTAL.

Nothing makes for it. The charger of photo Picasa skates five or ten minutes then indicates to me in technical English that the operation failed because of a problem of saturation (I believe).

They seem to indicate me that if I want more storage I have to pay. Still pay.

If you can indicate me how resolving my problem, all your opinions(notices) will be welcome.

Thank you in advance and goodbye. 


こんにちは親しい読者と読者とあなたの忠誠をありがとうございます。

あなたはしばらくの間私のブログが静力学よりさらに状態にあることに気付きました。

それは主題の欠如のためあるいは心の目の(こと・もの)ではありません、しかしすべてはただ不快なトリックをブログを作成することは私と試合をするという事実に負いました。 私のバックから休日から私は絶望的に写真を AFRICANTAL の上に置こうとします。

何もそれに向かって進みません。 写真パイカの充電器彼の(彼女そ)5あるいはオペレーションが飽和(私が信じる)の問題のために失敗したその時が専門的な英語で私を示す10分を滑る.

もし私がもっと多くの貯蔵を欲するなら、私が支払わなければならないとは、我々は私を示すように思われます。 まだ支払ってください。

もしあなたがそうすることができるなら私の問題を解決してどのように私を示してください、あなたのすべての意見(掲示)は歓迎されるでしょう。

前もってありがとうございます、そしてさようなら。 


Guten Tag liebe Leser und Leserinnen und danke für Ihre Treue.

Sie haben festgestellt, daß mein blog seit einiger Zeit in der Situation mehr ist, als statisch.

Das ist mangels Thema(Subjekt) oder die Vorstellungen sondern alle nicht, das der Tatsache einfach verdankt ist, daß mir Bloguer eine üble Reihe(Rundfahrt) spielt. Seit meiner Ferienrückkehr versuche ich hoffnungslos, Fotos auf AFRICANTAL zu setzen.

Nichts macht dort. Der Fotolader Pica laufe sein(ihr) fünf oder zehn Minuten Schlittschuh dann zeige mir auf technischer englischer Sprache an, daß die Operation wegen eines Sättigungsproblems gescheitert ist (ich glaube).

Man scheint mir anzuzeigen, daß, ich wenn ich mehr Lagerung will, bezahlen soll. Noch, bezahlen.

Wenn Sie mir angeben(zeigen) können wie, mein Problem zu lösen, werden alle ihre Meinungen(Ansichten) willkommen sein.

Danke für Vorauszahlung und bis bald. 



Usted comprobó que desde hace algún tiempo mi blog estaba en posición más que estática.

Esto no está por falta de sujeto o de imaginaciones sino totalmente simplemente debido al hecho de que Bloguer me juega una mala jugada. Desde mi vuelta de vacaciones intento desesperadamente colocar fotos sobre AFRICANTAL.

Nada hace allí. El cargador de foto Pica su patina cinco o diez minutos luego me señala en inglés técnico que la operación fue suspendido a causa de un problema de saturación (creo).

Parecemos señalarme que si quiero más almacenamiento debo pagar. Todavía pagar.

Si usted puede señalárseme cómo por resolver mi problema, todas sus opiniones serán las bienvenidas.

Gracias de antemano y hasta pronto. 



أنت لاحظوا أنه بالنسبة لبعض الوقت مني في حالة أكثر ".

ولا يعزى ذلك إلى غياب الموضوع أو بعضهم لكنهم جميعا المستحقة لمجرد أن يلعب blog لي لو حيلة. منذ تقريري بعد عودته من العطلة أحاول africantal الصور على وضع يائس.

لا شيء يجعل لها. صور خرائط picasa في بلده (قالت فيه (سكيت خمس أو عشر دقائق ثم تبين لي أن العملية الفنية English باءت بالفشل بسبب مشكلة التشبع (اعتقد).

ويبدو أننا وصلنا إلى تبين لي انه اذا اريد المزيد التخزين لدي على الدفع. ولا يزال يدفع.

اذا كان يمكنك أن يبين لي كيف حل مشكلتي, وكل منكم فتاوى (مذكرات) سيكون محل ترحيب.

أشكركم سلفا, وداعا.

06 juillet 2009

Un samedi pas comme les autres

La semaine dernière, je remarquais que le blog de ma copine Micheline signalais qu'elle devait se rendre à Hamburger en Budget, non je me trompe. Ambérieu en Bugey, non loin de chez moi, pour une réunion. Aussi je décidais de lui rendre visite en cette occasion qui lui tenait très "Zacoeur".

Ce samedi 3 juillet 2009 mon épouse et moi nous rendions dans cette bonne ville du bas Bugey au débouché de l'Albarine dans la plaine de l'Ain.

Les présentations furent vite faites. Elle et moi nous étions tant "parlé" les années et le jours précédents que nous nous sommes trouvé comme si nous nous connaissions depuis des décennies. Je la voyais "enfin en vrai".

Oups!!! Pardonnez ma mise, même pas recoiffé après ces 80 kilomètres vitres ouvertes.
On aurait pu me le dire. j'ai l'air de quoi là?!! .

Je n'ai pas été déçu par sa gentillesse et sa spontanéité. Elle et son mari nous invitèrent à participer ave c eux à la visite d'une partie du château des Alymes qui surplombe Ambérieu.



Je ne me permettrais pas de rédiger la présentation des lieux. Je connais trop mal l'histoire de la région. Je me bornerai donc à retranscrire ici les texte accompagnant la visite de l'édifice.

Perché sur les contreforts du Bugey, à 657m d'altitude, le château des Allymes domine, la plaine de l'Ain . On y accède par le joli hameau de Brey-de-Vent. On peut y visiter les tours et le chemin de ronde couvert, permet de faire le tour de l'édifice. Le point de vue sur la Bresse et les Dombes est exceptionnel.

Les visiteurs de l'association APA étaient nombreux et intéressés à la visite de l'exposition dans la salle Renaissance. "Après vous, je n'en ferai rien!!!"


Mais Micheline et son mari qui connaissaient déjà les lieux ne nous accompagneront pas pour le reste de la visite, fort instructive d'ailleurs.

Je les comprends d'autant mieux que la grimpette est ardue par les escaliers en colimaçon, en bois d'époque. Un escalier en parfait état de conservation.

Au moyen âge la région commença à se hérisser de constructions militaires, les châteaux de l'un faisant souvent face à ceux de l'autre. C'est ainsi que pour répondre à la construction de la "bâtie de Luisandre" par le Comte Édouard en 1305 sur le mont éponyme (cette construction s'acheva qu'en 1312), le Dauphin construisait en 1310, sur le mollard le plus proche (800m à vol d'oiseau) de son adversaire, la "bâtie des Allymes". Ainsi naquit le château des Allymes.

Défense de toucher l'armure.

Mais ces bâties, constructions de terre et de bois comprenant fossés, palissades et bastions furent bien vite transformées en château de pierre, en l'an 1315. Édifié grâce aux sommes considérables que le Dauphin y consacre et au talent des maîtres d'œuvre Perronet et Guillemet d'Hière, le château des Allymes, devenant une châtellenie pu accueillir son premier châtelain Dauphinois, Pierre de La Fontaine, dès 1318, date de la fin des travaux.

Je n'ai pas trouvé de documentation sur le tableau qui semble représenter Henri IV mais je n'en suis pas sûr. J'accepte les compléments d'information.



Une vue de l'intérieur du donjon, gâchée par un amoncellement de notes et de papiers divers.


Dans la tour de guet des anonymes de toutes les époques ont laissé leur trace indélébile. Certaines sont touchantes par la calligraphie ou leur ancienneté.

Un poste de tir invulnérable.

La toiture de la tour de guet est célèbre pour son admirable charpente.

A cette époque, le château fort proprement dit se trouvait déjà dans son aspect définitif, c'est-à-dire avec une tour carrée ou donjon et une tour ronde, reliées par 4 courtines entourant la cour carrée du château, de 30m de coté. Un logis gothique s'adosse encore au château, qui était à l'époque crénelé. L'ensemble fut accolé vers 1320 d'une basse-cour au nord, protégé coté Luisandre d'un grand mur de fortification aboutissant sur une tour, les 3 autres murs se trouvant à l'état de vestige. Cette basse cour de 90m par 30m protégeait le bourg des Allymes, habité au moins jusqu'au XVI°s. On dispose du chemin de ronde d'une vue remarquable sur la plaine de l'ain.

Mais face à l'inexorable progression savoyarde, marquée par le spectaculaire siège de Saint-Germain-d'Ambérieu, un traité fut signé entre les deux partis à Lyon en 1235, ramenant la frontière à l'Albarine. C'est en vertu de ce traité que le châtelain Guy de Lutrin remit le château à la Savoie, le 23 novembre 1335.
Du chemin de ronde nous apercevons nos deux amis au frais dans la "basse cour" du chateau.



Mais il faut redescendre cet escalier séculaire. .

Changeant de main, le château n'en perdait pas moins son intérêt stratégique car le conflit ne fut réglé que par la signature du traité de Paris en 1355 par roi de France, nouveau propriétaire du Dauphiné, et le comte de Savoie. Ainsi, la frontière delphino-savoyarde se vit repoussée au Rhône, reléguant le château au rang de forteresse d'arrière pays.

Le Comte remis alors le fief et ses droits segneuriaux à la famille François, puis par mariage à la famille de Lucinge. Si Charles de Lucinge est renommé pour ces faits de banditisme et de résistance pro-savoyarde, c'est son fils René qui lui vole la vedette.

allymes3.jpg (9744 octets)

René de Lucinge, grand humaniste du XVI°s

René de Lucinge, arrière-petit-fils du premier propriétaire savoyard des lieux, fut Trésorier des comtes de Savoie et ambassadeur de Savoie auprès d'Henri III à la cour de France de 1585 à 1589. Historien, écrivain estimé et homme politique influent, il s'est rendu célèbre par plusieurs analyses et ouvrages sur la France et l'Europe de son temps, ainsi que sur les Turcs ou sur l'Antiquité. Enfin, lors du rattachement des pays de l'Ain à la France, René de Lucinge fut mandaté par le comte de Savoie pour négocier avec les représentants français le traité de Lyon, qui, signé le 17 janvier 1601, donna le Bugey à la France, mais marqua aussi la disgrâce de René vis-à-vis de la Savoie et son retrait aux Allymes.



Un oriflamme. Je ne sais s'il est d'époque. J'en doute
Enfin l'air pur et surchauffé du bugey nous saute au visage à la sortie de la tour. Nous y retrouvons nos deux amis sagement assis à l'ombre fraiche des murailles. parfois ça a du bon l'architecture militaire.

Les membres d'une famille regardent avec envie l'eau qui les nargue du font du puits historique.

En fin de journée nous quittons à regret nos deux amis qui ont terminé leur séjour rhônalpin.

Ils regagenront leur hôtel à Pont d'Ain tandis que nous roulons vers le Beaujolais.
A plus Micheline et merci pour ta bonne humeur et ton humour.
Je t'embrasse.

03 mars 2008

A Marie L.

Aujourd'hui nous pouvons être inquiets.

Notre Amie Mariel http://marielhs.blogspot.com/ que nous savons gravement malade ne nous donne plus de ses nouvelles depuis quelques jours. A part ce texte du 26 février 2008 qui ne me met pas dans la joie.




"""" Je ne sais pas vraiment pour combien de temps, mais qu'importe ! je vous salue bien cordialement et vous remercie pour votre présence ! plus de douleurs pour l'instant, la morphine est efficace, mais la fatigue due à 8 séances de radiothérapie et la chimiothérapie qui vient se greffer à la suite pour 1 jour par semaine pendant 14 semaines encore risquent de me retrouver aux abonnés absents. Cependant je reviendrai vous lire même si je ne laisse pas forcément une trace de mes passages.
Le crabe ce coup ci s'est logé dans la moelle épinière ... ah la la, endroit difficile à traiter disent les spécialistes, mais je l'ai délogé de bien d'autres, pourquoi pas pas aussi d'ici !!
Je me l'imagine un peu comme sur l'image ci-dessous,un peu benêt, donc encore dans mes possibilités de l'assommer ! et j'en souris hé hé !

Portez-vous bien !""""


Marie, c'est un peu ma marraine de blog. C'est le premier blog que j'ai visité en ouvrant le mien. C'est elle qui m'a donnée le gout de la poésie, même si j'en fais peu en ce moment. Une de ses premières et longues absence m'avait inspiré "tu es partie" .
Mariel, c'est ces petits mots gentils déposés en commentaires sur nos blogs. Pour ma part je dis que je fait parties de la blogosphère de Mariel. J'étais pas peu fier le jour où je me suis rendu compte qu'elle m'avait mise dans ses liens préférés.



Trop d'émotion pour dire autre chose que ""Guéris vite Marie. Accroche toi. On te garde ta place au chaud tant dans notre cœur que sur nos blogosphères. ""

Et voici que ce matin en visitant les blogs inscrits sur ton lien je tombe sur la nouvelle de ton départ qui m'est confirmé.

Je ne peux m'empêcher d'entendre à nouveau ta voix fraiche et timide lorsqu' on s'appelait parfois et les lagons de ton regard sur tes photos.

Je ne peux m'empêcher de penser à ta famille que tu nous présente : Aline, Gilles, AP , tes enfants et bien sûr les deux petits loups que nous voyons grandir grâce à toi. J'en oublie certainement. Pardonne moi.

Mais je pense à notre chère Muse, ta "sœur du midi" qui doit beaucoup pleurer pour toi ce matin.

Je te fais de gros bisous . Héhéhé!!!!!

20 avril 2007

khate et moi

Khate et moi

Vous dire comment je l’ai connue, je peux. Quand précisément je n’en sais rien.


khate, elle a traversé ma vie comme une comète à une vitesse folle. Sa lumière intense ne masquait pas la flamme qu’elle animait en vous à son approche. Au contraire elle la magnifiait. Khate, il suffisait de la frôler ou qu’elle vous frôle pour que vous vous enflammiez. J'ai eu l'occasion de lui parler très souvent. Pas assez souvent. Je me reproche d'avoir manqué le moment où elle voulait me parler. Le dernier. Elle m'a attendue. Et je n'étais pas là

C’est donc en navigant de blogosphère en blogosphère en octobre 2006 que mon attention tombait un jour sur un blog Intitulé « le saule pleureur scientifique » . J'entrais donc sous l’emprise de son attraction et me laissais porter par le flot des mots : Pas de choc de photos. Etrange !!!!. Seulement des habitants Jaunes, en relief, clignant des yeux, bougeant, conduisant des voitures en grognant contre leur semblables : des émoticons.


Passée la surprise, je m’appliquais à parcourir les textes d’une grande limpidité. Presque tous parlant d’écologie, de technologies nouvelles, de sciences……………le tout expliqué avec une simplicité déconcertante. Pourquoi ces matières n’étaient pas abordées ainsi dans les médias et aussi certainement dans l’enseignement. Ce serait trop simple bien sûr. Je me souviens d’un billet particulièrement intéressant sur la fonte de la banquise, la montée des eaux, du réchauffement de la planète. C’est un sujet trop galvaudé ces derniers temps et qui me gave passablement. Aussi je postais un commentaire assez long je dois le dire. Il ne fallait pas s’inquiéter, on a le temps, c’est pas pour demain, on exagère un peu, y a pas d’archives et on devrait prendre cela avec philosophie. On pourrait faire de la voile à Carcassonne, le chott el djerid serait à nouveau en eaux, la mer morte et la mer noire remises à niveau.

Nos seulement mes commentaires était pris en considération mais eux même commentés avec une gentillesse et un doigté rare sur internet. Et je revenais souvent visiter ce site signé Khate. Elle parlait des ours des Pyrénées avec une logique rare, de l’écologie avec lucidité, tout était abordé avec mesure.

Puis, un jour piqué un sujet m’intéressant plus que d’habitude je décidais de poser une question directement à la titulaire du blog. Khate GOLOVINE, c’était son nom répondait à mes questions avec une gentillesse et une patience que je n’oublierai plus.

Nous avions des échanges passionnants. Nous parlions de tout et même de rien. Mais rien sur sa personne. « ça n’est pas intéressant » . Elle me parlait de ses enfants dont elle était très fière. Les siens bien sûr mais aussi de Gilbert, l’étudiant Zaïrois qu’elle avait recueilli à la mort de ses parents, maintenant médecin, Souad, la jeune Kurde chassée de son pays par Sadam. Amman, la jeune marocaine devenue orpheline à la suite d’un accident de voiture et une phem sa belle fille laotienne. Ca se voyait qu’elle les adorait. Il paraissait même dans sa conversation qu’il y avait une grande complicité dans cette grande famille recomposée. Une vraie fratrie. Elle est comme ça Khate. Chez elle, c’est la nation arc en ciel. En plus petit bien sur.

Je ne manquais pas de lui demander ce qu’elle faisait dans la vie. « ça n’est pas intéressant » . Elle disait même comme pour ponctuer nos conversations « tu sais, je suis très conne » Pas par modestie, c’est sur. Oui mais encore insistais-je. Elle parvenait à me dire après moult insistance qu’elle avait fait normal sup. Elle avait obtenu une agrégation en math et science, en lettres modernes et anciennes et avait tenu une chair dans une université de Bretagne. Et qu’elle était consultant pour le CNES de Toulouse. Faisait des corrections pour une maison d’éditions. Je saurai bien plus tard que Khate était aussi docteur en physique nucléaire et astrophysique. Lorsque vous saurez qu’elle a sauté plusieurs classes dans sa scolarité et obtenu son bac à 17 ans, vous saurez presque tout sur sa formation, mais ça je le saurai qu’après son départ.

La vie ne lui a pas fait de cadeau, à Khate. Son père qui aurait voulu encore un garçon ne semble pas l’avoir accepté en tant que fille. Aussi, cet homme qui aurait voulu lui donner un nom d’homme lui inculquait la vie à coup de poings. Même le jour de son anniversaire. Elle en sera moralement meurtrie jusqu’à son dernier souffle.

J'eus un jour l’occasion de connaître La terrible épreuve qu’endurait Khate. Alors que nous étions devenus presque des confidents l’un pour l’autre, j’eu la désagréable surprise en rendant visite à son nouveau blog « des millions de petits poisson de toutes les couleurs» au lugubre fond marron foncé de lire ce billet empreint d’un grand désespoir. Je savais qu’elle souffrait dans sa chair. J’avais mis cela sur le compte de l’âge..

C'est fini Noël vient de partir et il reviendra comme toujours .Tout est comme avant ...Rien ne changera jamais désormais , il faut bien qu'un chemin finisse par s'arrêter un jour ou l'autre .

Il n'y a aucune sérénité en moi , aucune rancoeur non plus , seulement un profond désespoir qui me ronge nuit et jour , une incroyable lassitude qui n'en finit pas ...Je ne sais pas ce que seront les jours qui viennent , ils seront sans doute pleins de "vide" avec une grosse boule au creux de l'estomac ...

J'ai peur pour la minute qui arrive , je m'angoisse pour le jour d'après et encore plus pour celui qui suivra .Jamais je n'aurais pensé en être là un jour et pourtant j'y suis .

Tant de questions sans réponses me traversent l'esprit et tant de choses que je n'ai pas vues venir sont là avec moi et tout autour de moi .Je ne sais plus où j'en suis et toutes les valeurs sont bouleversées et les données sont obsolètes .je ne suis plus rien.


De la fin de l’année jusqu’à la fin du mois de février, avec les visiteurs et habituées de sa blogosphère nous avons tenté de répondre à cet appel de détresse. En vain. Khate ne répondait jamais, augmentant nos angoisse et bien sûr la mienne. Cette attente était infernale. Les encouragements qu’elle recevait étaient poignants de désespoir. Un jour pourtant elle me répondit, lassée de mes insistances. Elle avait compris que son état faisait le désespoir de ses amis.

Ce n’est qu’au début février qu’elle émerge de la tour d’obsidienne dans laquelle elle s’était enfermée. Khate avait été il y a quelques années victime d’un mauvais diagnostic. Les soins prescrits avaient produit une dégénérescence de ses articulations. Elle envisageait mal de passer de la position une canne au fauteuil a roulette puis au lit ad vitam eternam. Pour une ceinture noire de judo. Je la comprends.

Puis nous avons repris nos longs échanges amicaux mais cette fois par Web Cam interposée ou par téléphone. Ils étaient d'une grande richesse. Parler avec elle vous élevait. Même les silences étaient de Khate. Parfois, elle semblait attendre mon appel. Elle revivait alors. Mais son corps lui donnait toujours « des coups de cornes ». Elle écoutait, elle parlait, parfois disait « t’en as rien à foutre de moi » attendant qu’on lui dise le contraire.

C’est au début de ce mois que son calvaire a fini. Un mauvais rhume, des mauvais soins, une « bonne pneumonie » et une hospitalisation qui l’a encore plus affaiblie. Khate en avait mare des coups de pieds en vache de la vie, des coups de poing de son père, de l’anonymat, pour les grands, des coups de cornes. Elle a baissé les bras et a dit adieu à ses amis. Elle repose maintenant sous un saule pleureur (scientifique) près d’un ruisseau rempli de milliers de petits poissons de toutes les couleurs.

Bien sûr à cette époque, j’étais occupé, je n’étais pas là, elle attendait mon appel, elle est partie sans que je lui dise adieu. C’était trop dur. Pourtant hier j’ai reçu d’elle un courrier posthume. Avec une tendresse infinie elle me faisait ses adieux. Joignant quelques violettes ramassées auparavant par ses soins.

Pendant les six mois d’échanges avec elle j'ai eu l'impression que Khatia était autre chose de plus que la Grand Khate qui m'a fait l'honneur de me porter attention. un privilège. Je ne sais toujours pas qui elle était réellement. Elle n’a jamais voulu me dire plus que son nom de jeune fille. Pour préserver sa famille je le sais et je la crois.

Mais elle est toujours là. Je la sens parfois. Elle me regarde et me dit "T'en as rien à foutre de moi". Vous la croyez, vous ?

Si vous voulez connaître Khate je vous engage à lire les récits de ses deux meilleurs amis. Presque une soeur, la douce Irène et un frère Alix l'enflammé. Tous deux ont croqué d'elle un portrait à un âge différent. Il vous suffit de cliquer sur le lien qui apparait en laissant la souris sur leur prénom ou encore, dans la marge à droite.

16 avril 2007

Khatia

Hier 15.04.2007 j'ai appris la disparition d'une femme qui m'était très chère.
Elle est entrée dans ma vie telle une étoile filante, l'espace d'un hiver et d'un printemps qui se termine. Si son passage a été fugace, la lumière qui se dégageait d'elle était aveuglante.
Toutes celles et ceux qui l'ont connue sont tombés sous le charme de sa personnalité marquée et son immense culture, pour son amour des autres.

La vie avait été en partie méchante avec elle. Elle a semé sa générosité tout au long de son calvaire. Je sais qu'à présent elle se repose. Elle est une de ces personnalité que l'on qualifie d'immortelle. Une GRANDE DAME.

Je laisse la place à Irène, sa fidèle amie de toujours qui a demandé aux amis de Khate de laisser une trace d'elle sur leurs blogs. Et ce, malgré son immense chagrin.

Est-ce une fin ? Est-ce un autre début ?
"Elle" m'avait dit : " Quand je partirai , je voudrais que tu recopies , quelque part , n'importe où , ce poème que j'aime beaucoup , fais-le de façon à ce qu'il soit lu par beaucoup de personnes!" . Ne sachant pas où l'écrire , je le mets sur mon blog qui n'a pas tellement de lecteurs et je compte sur vous , même si vous n'êtes pas nombreux pour "le relayer".


Tant de temps
Le temps qui passe
Le temps qui ne passe pas
Le temps qu'on tue
Le temps de compter jusqu'à dix
Le temps qu'on a pas
Le temps qu'il faut
Le temps de s'ennuyer
Le temps de rêver
Le temps de l'agonie
Le temps qu'on perd
Le temps d'aimer
Le temps des cerises
Le mauvais temps et le bon et le beau et le froid et le temps chaud
Le temps de se retourner
Le temps des adieux
Le temps qui n'est même pas
Le temps de cligner de l'oeil
Le temps relatif
Le temps de boire un coup
Le temps d'attendre
Le temps du bon bout
Le temps qui ne se mesure pas
Le temps de crier gare
Le temps mort
Le temps mort et puis l'éternité .
Philippe Soupault
( Ce poème a sans aucun doute une ponctuation , je ne la trouve pas . Si vous la connaissez , je la mettrai aussitôt . Merci beaucoup .)

Maintenant que j'ai tenu ma promesse , je ne peux pas résister à vous écrire un autre petit poème . L'auteur est bien moins célèbre . Il n'a que la valeur que je lui donne et la valeur qu'elle lui donnait . Il est encadré sur le mur de son bureau , elle l'emmenait partout avec elle et elle l'accrochait là où elle se trouvait comme pour crier bien haut le message qu'elle voulait faire passer à celui qui lui rendait visite . Elle était comme çà !

L'homme qui te ressemble
Pourquoi me demander
La longueur de mon nez
L'épaisseur de ma bouche
La couleur de ma peau
Et le nom de mes dieux
Ouvre-moi mon frère !
Je ne suis pas un noir
Je ne suis pas un rouge
Je ne suis pas un jaune
Je ne suis pas un blanc
Je ne suis qu'un homme
Ouvre-moi mon frère !
Ouvre-moi ta porte
Ouvre-moi ton coeur
Car je suis un homme
L'homme de tous les temps
L'homme de tous les cieux
L'homme qui te ressemble .
René Philombe

Je vous laisse réfléchir sur le sens de ce dernier poème , peut-être que je n'aurais pas dû le mettre ? Qui sait ?
J'en connais tous les mots , il y a tant de temps que je le vois sur ce mur !

Non! Irène, Kathia n'est pas partie. Elle reste au fond de nos coeurs. Comme la flamme qui lui a été adressée l'an dernier par un de nos amis de sa blogosphère.


Nous pensons, pendant ces heures terribles à sa famille rassemblée autour d'elle. Je leur adresse mes plus affectueuses pensées et leur souhaite bon courage pendant les pénibles heures qu'ils vont vivre.
Vous qui passez, allez lui rendez lui visite sur le lien qui se trouve dans la marge de mon blog et laissez lui quelques mots gentils. Elle mérite bien ça. Même si elle n'aimait pas qu'on l'encense. Je vous assure si vous l'aviez connue, vous l'auriez aimée aussi.
Khate, on t'aime.