26 novembre 2008

Maquette de la Jasserie du Pila (loire).

Un jour, c'est promis je vous parlerai de la Jasserie du Pilat, "la Jasse" comme on dit dans ce département de la Loire où on aime bien donner un nom à un mot. Dans cette langue si particulière que les gens eux même "le parler.

La jasserie, c'est une Auberge séculaire perdue sur la crête d'une montagne qui surplombe la vallée du Rhône, Lyon, Vienne, les alpes, les alpes du sud jusqu'au mont ventoux et même plus loin et les monts d'Auvergne. C'est le belvédère de la région Rhône-Alpes.


Perdue dans la verdure en été, elle ne se voit guère de loin et l'hiver, les brumes quasi permanentes la cachent dans un coton qui génère par temps de gel intense une neige particulièrement compacte malgré l'absence de flocon.

Je ne vous mens pas. Une hiver rigoureux enveloppe arbres, maisons et mouvements de terrain dans une gangue de sucre glace du plus bel effet.


La Jasserie du Pilat, je l'ai connue lors de ma dernière mutation professionnelle ( lire mon billet : http://africantal.blogspot.com/2006/09/la-boite-pandores.html). J'ai trouvé ce lieu si particulier et les propriétaires, les MASSON, si gentils que je leur ai demandé la permission de faire la maquette de leur ferme-auberge.

Dès leur assentiment obtenu, je me mettais en quête de représentations et photos d'autrefois car le résultat de plusieurs siècles de transformations l'on rendue une peu impersonnelle. Puis je me mettais à l'ouvrage. Un plan de travail de 1,50 sur 0,95. et une hauteur de 25cm approximativement.

Je dois dire que cette ferme est composée de trois parties distinctes :

- l'auberge et ses cuisines surmontée d'une tour (renfermant une cloche qui sonnait autrefois les jours de brouillard pour rassurer les voyageurs égarés. ci-dessus)
- le réfectoire "hors-sac" pour les randonneurs et les logements du personnel.(ci-dessous)
- une étable-grange à deux niveaux reliant les deux corps de bâtiment (à droite de la photo ci-dessous).

Ici, le logement du personnel et les anciennes loges à cochons.


La salle de restauration "hors-sacs" qui lui est attenante n'est pas sur le même niveau.

J'ai donc du tricher un peu.


Le "ravi" n'a pas critiqué mon travail. Il est ci-dessous entre l'ancienne entrée de la grange maintenant occupée par la salle de restaurant. Je devrai tricher et masquer la déclivité par un rembourrage de mousse.


Côté route, face EST, l'ensemble étant construit en demi terrier, je surélève la partie par une poutrelle et quelques planches de niveaux divers. Le "ravi" vous situe l'ancienne entrée de la cour de ferme.
La façade Ouest, celle qui domine la vallée comporte les ouvertures des salles "hors-sacs" et logement et un accès des bêtes vers la prairie.

La cour centrale, non fermée donne sur le plein sud . A droite le bâtiment cuisines, puis les salles de restaurants,. A droite l'aile "hors sacs".

Au centre, je devrai combler et niveler par de la mousse en bombe, la recouvrir de cartonnette semi souple et de gazon pour maquettes.


La couverture du clocher et la croix "en fer-forgé" sont en plomb récupéré. Il s'agit de collerettes de bouteilles de vin en plomb découpés à la taille voulue. On ne peu plus en trouver à présent, santé oblige.

Vue "aérienne" de l'ensemble. Le ravi est toujours sur la photo.

Les tuiles sont en cartonnettes, découpées à la taille voulue, mises en forme et peintes de différentes couleurs puis collées une à une à la colle blanche. Les pierres apparentes le sont aussi, posées une par une. Aucune n'a la même taille, ni la même couleur.

Le soleil gâche un peu l'éclairage. Désolé!

Voilà!!! vous avez fait le tour du propriétaire. C'est ce dernier qui en est le détenteur à présent. Je ne lui ai rien demandé pour le travail. Ca m'avait fait plaisir. Mais il m'a invité pour déguster en famille une plantureuse soupe aux choux de ses spécialités.


Et à présent, ma maquette trône à l'entrée de la salle de restaurant, abritée par une "cloche" de plexiglas qui la préserve de la poussière et des mains curieuses et baladeuses des randonneurs affamés.

Si donc, vos pas vous conduisent à la Jasserie pour déguster une râpée, vous y verrez un peu de moi.

Ne me demandez pas combien de temps il m'a fallu. J'ai pas mis le sablier. Peut être trois saisons puisque j'ai pris les photos en hivers et que j'ai livré le bébé pour la Noël.

20 novembre 2008

les cotinus.

Petit rappel de nostalgie.

L'automne est en train de tirer sa révérence. On peut même dire que l'hiver l'invite à la danse.Dans mon jardin, des petits arbres, ou grands arbustes illuminent durant cette saison les haies qui nous séparent des voisins.

N'aimant pas les "murs végétaux" tracés au cordeaux, j'ai mélangé quelques essences donnant des feuillages multicolores au gré des saisons. Ici un érable de Sibérien, qui va sûrement nous faire ombrages, là un berbéris pour piquer le visiteur indocile, là-bas un physocarpus "darth gold" pour éclairer les les pieds de ses aînés.


Un de ceux qui à ma préférence est le continus Coggygria sous toutes ses formes.
Le premier que mon jardin ait hébergé est le "Royal Purple" avec ses feuilles vert-bronze. Limite chocolat en plein été, elles prennent à contre jour des éclats de rubis. Il domine l'angle Nord ouest du jardin et ses branches surmontées de houppettes rosées lui ont donné le surnom d'arbre à perruques.

En plein soleil et de face, il prend toutes les teintes de l'arc en ciel à la belle saison. Même à l'ombre de ses propres ramures. Et la pluie sur ses feuilles prend des airs de pierreries. Il faut le tailler parfois pour éviter que ses rameaux droits ne lui donnent un air de frapadingue.


Et l'automne venu son feuillage odorant parfois désagréable mais pas malodorant (je me comprends) le fait ressembler à un feu de la saint -Jean. Même caché par un pommier il se fait remarquer du visiteur.


A quelques dizaines de mètres de lui un de ses cousins lui fait une concurrence déloyale. Son houppier est d'un vert plutôt glauque marqué d'une pruine à la senteur puissante. Il se pare aussi en fin de saison de couleurs arlequines sur fond d'érable Ginala pas encore rouge.



Alors que Ginala a déjà quitté sa parure corail, il fait le fanfaron pour qui vient au portail. Bien après le quatorze juillet il pavoise le ciel du beaujolais.
Ce sera quelques jours plus tard qu'il se défera de sa parure jusqu'au printemps prochain.


Ses feux font merveille au soleil de midi.


Vous pouvez voir toutes les nuances qu'il porte au même moment. Il est reconnaissable en automne à ces marques squameuses entre ses nervures.


Devant le "Physocarpus Darth gold" aux teintes flashes il se fait encore remarquer.

Les cotinus Coggygrias sont des grands arbustes cultivés pour leurs feuilles caduques et leurs inflorescences pannicules cotonneuses façon Marie-Antoinette qui leur ont donné le surnom d'arbre à perruques. Très rustique dans la majeure partie de la France, il aime le soleil et s'accommode de presque tous les sols.

Il est aussi connu sous la dénomination de Sumac fustet. Je vous assure qu'outre sa forte odeur au toucher et ses couleurs d'automne , il n'a aucun rapport avec le Sumac de virginie ou de celui du japon .